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D* A RCHITECTURE.
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i de grouppes, que ceux qui font quartés par leur plan, parce que! toutes les vues en font plus riches.
Les figures équestres, qui de tous les monumens statuaires font: les plus superbes, doivent être placées íur des piédestaux d’une ma-! gnificence convenable au sujet & à la situation du lieu. La propor-tion de ces piédestaux dépend absolument de la grandeur de lai figure pour laquelle le piédestal est fait ; mais il ne doit pas êtretrop haut, de crainte que la statue étant dans une trop grande élé-vation, on ne puiíle pas juger de l’excellence du travail &c de la testfemblance du Héros. C’est pour la même raison que ces statues,quelques grandes qu’elles soient, ne font jamais un bon effet, lorí-qu’elîes font situées fur le faîte d’un édifice. L’on doit encore ob-server, que comme il y a une différence sensible entre une grande& une médiocre statue, les piédestaux en doivent être proportion-nés de telle forte, que la figure, comme principal objet du mo-nument , attire plus les yeux de ceux qui la regardent, que sonpiédestal qui ne sert qu à la porter.
Les ornemens qui conviennent à ces fortes de morceaux d’Ar-chitecture , font les consoles, montans, pilastres , festons , tables,bas-reliefs, & autres ornemens de Sculpture qui doivent être signi-ficatifs , èc faire partie du sujet. II faut que le tout soit élevé furun socle avec un ou deux degrés en maniéré de sièges, Lc s’il ydes grouppes aux faces, ou des figures aux encoignures, il est né-cessaire qu’il y ait alors un embasement suffisant pour les porter.Ces fortes de piédestaux doivent auffi être entourés de bornes liéesavec des chaînes de bronze, comme on le pratique aux places &palais d’Italie; ce qui a effectivement un air de grandeur que n’ontpoint nos herses & barrières d’hôtels, plus propres pour des car-rières ou lices de manege, que pour garantir des charrois le pieddes murs de face.
Il faut encore que la grandeur des statues pédestres ou éques-tres , soit proportionnée à l’étendue de la place qu’elles décorent.Or comme une grande statue conviendroit mal dans une petiteplace, parce qu’il n’y auroit pas un éloignement suffisant pour labien considérer ; auffi une petite statue, dans un grand espace,paroîtroit chétive, quelque belle quelle fût. C’est pourquoi si lastatue équestre de bronze de Marc-Aurele, qui n’a que onzepieds un quart de longueur fur douze pieds de hauteur, convientdans la place duCapitole, qui est médiocre, & oh Michel-Ange