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D’J RCHITECTURE.
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de toutes sortes, les plâtrières , tuilleries , salpêtrieres, fonde-ries , corderies, savonneries , écorciers, boucheries, échaudoirs,braderies, verreries, crônes, Lee. Une corniche délicate & richede moulures conviendroit fort mal à tous ces bâtimens, qui bienloin d’avoir besoin de quelque décoration, doivent montrer parl’extéri'eur une íolidité effective. Ces simples corniches, qui seprerme.nt dans une assise de pierre, servent à soutenir un égout detuile qui en augmente la saillie.
Les autres corniches font composées, comme celles des Ordresd’Architecture, d’une cymaise, d’un larmier èc d’un encorbelle-ment; & de celles-ci, il y en a de plus grandes Sc de plus petites,de plus simples Sc de plus riches, félon la convenance du lieu oùelles doivent être placées. Les corniches architravées viennent en-suite , ce sont celles où l’architrave est jointe immédiatement à lacorniche, fans en être séparée par une frise ; enfin il y a d’autrescorniches qui ont les trois parties de l’entablement, corniche,frise Sc architrave, mais qui font plus ou moins composées ; carcomme toutes ces corniches ne font point soumises aux Ordres ,on est le maître de les ordonner Sc d’en arranger les moulures com-me on le juge le plus à propos.
Ce n’est point la multiplicité des corniches dans une même fa-çade qui en fait la richesse, bien au contraire, il faut fe garder de met-tre des corniches à la place des cours de plinthe dans la décorationdes façades, à moins qu’il n’y ait des Ordres d’Architecture à cha-que étage, qui y obligent, comme, par exemple, à la façade duLouvre, où il y a trois Ordres d’Architecture, un à chaque étage.Hors ce cas-là , c’est un abus de mettre des corniches aux endroitsoù un cours de plinthe suffit. Supposé même qu un pavillon s’élevátplus haut que le reste du bâtiment, il faudroit éviter d’y faire régnerla corniche ou entablement qui serviroit de couronnement à l’édi-fice , mais il seroit plus à propos , si le flanc de cet avant-corps oupavillon étoit aflèz large, d’y faire mourir ou terminer la saillie dela corniche, èt d’en retrancher ensuite quelque membre, pour lafaire régner en maniéré de plinthe au pourtour de ce pavillon ; sicependant cet exhaussement de pavillon ne consistoit que dans unAttique, il ne faudroit pas hésiter d’y faire paífer la corniche quiest au pied du comble, èc qui couronne l’édificc, parce qu’à lebien prendre, cette forte d’cxhauííement qu’on nomme mal-à-propos Attique, n’est qu’une réduction du galetas en étage quarté ;