D’A RCHITECTURE.
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Mazarin ; ce qui paroît un percement fait après coup.
Dans les pays chauds, où les combles font fort bas, on ne faitpoint de chêneau, mais l'on fe contente d’un simple égout au niveaude la corniche qui renvoie les eaux loin des murs de face. Et à l’é-gard des grands édifices, on taille des rigoles ou goulettes fur lescymaises de pierre dure, qui font les dernieres arases , & les eauxsortent par les canons des gargouilles: mais lorsque la chute de ceseaux est trop rapide, à cause de la roideur du comble, & qu’unchêneau est absolument nécessaire pour les recueillir, il faut qu’ilparoiste le moins qu’il est paisible. L’on fait perdre Peau dans despuisards construits exprès , en les faisant passer dans des tuyaux debronze, logés dans l’épaisseur des murs, comme on l’a fait au châ-teau de Clagny. Mais il arrive un inconvénient de cette pratique,qui est que si ces tuyaux ne font pas suffisamment larges , ils s’en-gorgent pendant les gelées ; c’est pourquoi lorsque les murs fontmédiocres, il vaut mieux, pour la conservation du bâtiment, met-tre les tuyaux de descente en-dehors avec une culiere au bas, pourpouvoir réparer plus facilement ces tuyaux, lorsque le besoin ledemande.
La plupart des corniches des palais de Rome font taillées desculpture ; elles se travaillent avec d’autant plus de facilité, qu’ellcsfe font de stuc fur un noyau de brique ou de tuf, & que le mortierde chaux &; de poussolane qu’on y emploie, a une qualité toute par-ticulière pour retenir les enduits de stuc, & leur fait prendre liaisonavec la brique ou le tuf. Ordinairement les Italiens font leurs en-tablemcns excessifs en hauteur & en faillie ; mais si c’est un défautqu’on peut leur reprocher, demeurons aussi d’accord que ceux qu’onfait en France font trop chétifs : la plupart de nos Architectes,après avoir assez bien conduit leurs édifices, les terminent presquetoujours mal par des corniches trop petites. Cependant quelquepetite que soit une corniche , il faut nécessairement que la mou-chette maîtrise dans le profil; & quelle soit pendante, pour em-pêcher les eaux de couler contre les murs de face.
Lorsque les corniches qui fe font fur les murs de maçonnerie, pourrecevoir les égouts des combles, ou pour porter le chêneau, nefont pas de pierre, on les fait de moilons posés en faillie & bien cn-liés, avec queue Lc portée suffisante, qu’on recouvre de plâtre , pourtraîner ces corniches au calibre; ôc k l’égard de celles des pans debois, destinées au même usage, elles se traînent pareillement en