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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio dit: Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes, & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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COURS

mes panneaux dans un même lambris, ne produit rien de fortsatisfaisant pour les yeux, on y introduit des quadres, des ta-bleaux, Sc des pilastres disposés avec fymmétrie de distance en dis-tance , Sc qui répondent aux parties qui leur font opposées. Lesornemens qu’on y distribue à propos concourent encore à enaugmenter la richesse. On affecte de donner beaucoup de légérctéSc de variété à tout ce qui compose les lambris. Les ornemensdoivent être fort délicats, Le laisser beaucoup de vuide entr’eux.On en voit qui le disputent pour la beauté du travail avec les ou-vrages de ciselure les plus recherchés ; on peut citer entr’autresles ornemens de la gallerie de l’hôtel de Toulouse à Paris, quoi-que la dorure leur ait fait considérablement perdre de leur perfec-tion. Les formes des quadres se varient à l’infini, 8c il n est pas né-cessaire de leur donner beaucoup de relief; on en peut dire autantdes parties de lambris qui forment des avant-corps; leur sailliedoit être peu considérable, car rien n’est si désagréable que devoir des ressauts trop marqués dans une même continuité de lam-bris. Plus les panneaux font grands, plus ils font un bel effet. C’é-toit autrefois Tissage de les séparer par des frises, Sc on ne savoirguere leur donner d’autre forme que celle quarrée. Les connoif-fances des ouvriers n’alloient pas plus loin , mais aujourd’hui quela menuiserie s’est extrêmement perfectionnée, Sc qu’ii n’y a plusde forme, quelqu’irréguliere quelle soit, tant fur le plan que furl’élévation , qui ne s’exécute facilement; on s’étudie tous les joursà en imaginer de nouvelles , Sc nos Architectes ont assurément dequoi s’applaudir de leurs heureuses découvertes. Mais ce qui releveparticulièrement la beauté Sc la magnificence des nouveaux lam-bris , ce font les grandes glaces qu’on y incorpore , Sc qu’on placefur les cheminées, en face de ces mêmes cheminées, dans les tru-meaux des fenêtres , Sc jusques dans les angles de la chambre, queTon forme pour cela en pan coupé. Tant de glaces dans un mêmelieu ne peuvent manquer d’y produire un coup d’œil charmant.

Plus les portes des chambres font hautes , plus elles font un beleffet ; elles ont quelquefois jufqu’à douze pieds de hauteur. Le plussouvent on les ferme quarrément, mais lorfqu’elles font bombéesdans leur fermeture, Sc qu’on veut que les ventaux des portes fe ran-gent dans Tembrafure, iî est nécessaire de remplir le ceintre avec unpanneau, ainsi qu’on le voit exprimé dans les planches 98 Sc 99 A.Souvent on répete les placards des portes aux extrémités des en-