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COURS
on les dore, Sc du centre fort un anneau auquel est attaché un cor-don qui soutient un lustre ou chandelier à plusieurs branchesde bronze doré d’or moulu, ou enrichi de crystaux de roche ;ceux-ci qui font magnifiques, font préférables, parce qu’ils mul-tiplient la lumière des bougies. A l’égard des plus petites pieces,au lieu de mettre de la sculpture dans leur plafond, on peut lepeindre d’ornemens grotesques fort légers fur un fond blanc ; cequi fe fait fur-tout, lorsque le lambris est peint de la même ma-niéré. II entre dans la composition de ces ornemens des fleurs, desoiseaux, des animaux, &c une infinité d’autres choses de capricequi font un effet très agréable. L’idée en vient des Anciens, Ra-phaël les a fait revivre, Sc M. Audran s’y est distingué dans cesderniers tems : nous donnons ici des exemples de ces différentesfaçons de décorer les plafonds dans la planche cotée 102.
DES COMPARTIMENS
DU PAVE’.
e mot de pavé fe doit entendre ici, autant de toutes les airespavées fur lesquelles on marche, que des matières qui les affer-missent. Je divise ces aires pavées en deux classes; la premierecomprend toutes celles qui peuvent supporter les charrois, Sc laseconde celles des pavés polis qui fervent tant dans les dedansque dans les dehors des bâtimens.
La nécessité qu’on a du pavé , Sc futilité qui en provient, onttoujours engagé à ne rien épargner pour fa construction Sc son en-tretien. Les dépenses Sc les travaux que les Anciens, Sc particu-lièrement les Romains , ont fait pour rendre leurs chemins pluspratiquables, Sc en faire de nouveaux, font immenses. On en peutjuger par les chemins antiques qui subsistent encore , Sc par les res-tes de eeux qu’on découvre tous les jours, Sc qui avoient été com-blés par la succession des tems. On en volt qui font taillés dans leroc, d’autres qui passent au travers des montagnes qu’il a fallu per-cer exprès ; les fleuves, les étangs Sc les marais n’étoient pas en-core des obstacles capables de les arrêter, lorfqu’ils avoient une foisconçu le dessein de former un chemin suivi. De-là vient la quan-
tité