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II faut éviter sur-toutde faire des compartimensquarrésdans unefigure circulaire , qui n’ont aucune grâce, comme on en peut ju-í ger par le pavement du Panthéon ; autìì n’y a-t’il pas d’apparencej que ce pavé soit auífi antique que l’Architecture de ce temple : Scj il est même évident par les plinthes des colonnes Corinthiennes,
• qui font presque enterrées, que c’eít une restauration faite du temsde Septime Sévere.
Or comme les trop grands compartimens ne conviennent pointdans de médiocres espaces où ils íont hors de proportion , de mê-me les petits ont quelque chose de chétif dans un grand lieu ; par-ticulièrement ceux qui ressemblent à ces figures que les Vitriersemploient dans les panneaux des vitres , comme il y en a dansl’églife de l’abbaye de Joyenval près saint Germain-en-Laye. Laplus grande partie des églises modernes d’Italie, présente au con-traire d’exccîlens modèles de pavés de marbre, Sc fans sortir de laFrance, l’églife de l’Hòtel Royal des Invalides, Sc les châteauxdc Versailles, de Clagny & de Trianon, offrent tout ce qu onpeut désirer de plus superbe & de meilleur goût dans ce genre decompartimens; le marbre y est traité dans le goût de la marquete-rie , avec une déiicateíle & une justesse de travail que rien n’égale.A l’égard des petits compartimens de marbre, ils fe font de mo-saïque , ou de pierre de rapport par plate-bandes cntrclassées quar-rément, ou en rond, qui renferment des figures extraordinaires:le tout arrêté avec un bon mastic, Sc poli par-deílùs ; c’est ainsiqu’cst fait le pavé de l’églife de sainte Sophie , aujourd’hui la mos-quée du Grand Seigneur à Constantinople, Sc celui de 1'église pa-triarchale Sc ducale de saint Marc à Venise.
Quant aux choix des marbres, non-feulement il faut que l’union& le contraste des couleurs s’y rencontrent, comme aux lambrisde revêtement, mais il est encore nécessaire qu’ils soient à-peu-prèsde même dureté , parce que les uns s’usant plus facilement que lesautres, il s’y feroit des inégalités. Et comme la pierre Sc le marbrene conviennent pas ensemble, par la raison que l’un est plus durque l’autre , de même le porphyre Sc le granite ne doivent pas noni plus être employés dans le pavé avec d’autres marbres plus ten-| dres, ainsi qu’on en peut faire la remarque à quelques pavés anti-!ques, qui, parce qu’on n’y a pas apporté cette précaution, fontj présentement tous raboteux.
\\ Voilà une bonne partie des réglés qui concernent la matière,