- STYLE OGIVAL DE L'OCCIDENT. —
duquel se trouve une porte, était destinée à défendre les approches de la ville. C’était une de ces bastillescomme il s’en trouvait souvent à quelque distance des places fortes.
La figure 1 est une vue de la muraille et de la porte de l’ouest ; la figure 3 représente la porte du nord priseà l’extérieur ; la figure 2 celle du sud, prise à l’intérieur. On y remarque la disposition de l’escalier par lequelon parvient aux parties supérieures, et qui est soutenu par un arc, non point rampant, mais formé d’un quartde cercle, comme les arcs-boutants de style ogival primitif. On y remarque aussi que , comme dans beaucoupde châteaux, les courtines n’ont point de terrasse, derrière les créneaux, qui permette de les défendre; onpense qu’en temps de guerre on suppléait à ces terrasses par des échafauds de charpente. Qu’il en ait quelque-fois été ainsi, cela est fort vraisemblable ; mais que dans toutes les forteresses où il n’y a point de chemin deronde on ait eu habituellement recours à un semblable moyen , nous semble assez douteux.
La ville de Nevers était autrefois entourée d’une nceinte commencée en 1194, et à laquelle des toursrondes avaient été ajoutées au XV e siècle. Ces fortifications existent encore, mais ruinées en grande partie ;ce qu’elles offrent de plus intéressant est la porte des Croux , rebâtie en 1393 , et représentée par la figure 4.C’est une grosse tour carrée, butée par des contre-forts, coiffée d’un toit en pyramide tronquée , et flanquée àsa partie supérieure par deux tourelles en encorbellement, que relie une galerie à mâchicoulis. Les longues etétroites ouvertures qu’on y observe font voir qu’elle était précédée d’un fossé qu’on franchissait au moyend’un pont-levis, dont les flèches basculaient dans ces mêmes ouvertures. Aujourd’hui la partie inférieure estdéfigurée par des additions modernes, et, de la barbacane qui précédait le pont-levis, il ne reste plus rien.
— BIBLIOGRAPHIE. —