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Première partie - troisième partie.
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Toutefois quand je regarde tous les autres biens que t hommea reçus de la Nature , ft) particulièrement cet esprit que Dieu luya donné pour subvenir d toutes les ne ce site z, de fi vie : je trou-ve qu il n a point a fi plaindre de fa condition , pouvant parfin indufirie fi prévaloir des avantages de la Jìtuation des lieuxqu il habite , gy des matériaux quil y trouve.

Ce nefi pas que les hommes profitent également de cette grâce,& il y a quelquefois de la barbarie dans leurs habitations aufiibien que dans leurs mœurs. Nous voyons des peuples entiers quifi mettent a l’abry , comme les befies farouches, dans les antres gydans les rochers s D'autres qui fi logent, ainsi que les Abeilles, damle creux des arbres au milieu des Fore fis.

11 y en a qui fi trouvant dans les Campagnes découvertes ríontpu rien imaginer de meilleur pour fi loger , que de fouiller la ter-re comme les Taupes ft) les Renards. Et f ay veu des Sauva-ges fur les bords de 10 ce an du Nort qui n ont point d'autres mai-sons que les ventres des Baleines que la violence des vagues a faitéchouer à la côte.

le fìrois trop long fi je voulois vous entretenir de toutes lesdijferentes maniérés de fi loger qui fint en usage parmy les Na-tions j Et je dois me contenter de vous dire que fi la necefiitè a lapremiere enseigné l’Architecture aux hommes, ce bel art nefi par-venu au fipreme degré de magnificence gy de splendeur ou nousle voyons , que par t abondance des pays gy par la politesse desnations puissantes.

En effet nous devons l’origine de l’oArchiteBure d ceux qui s*a-donnerent d 3 abord d cultiver la terre , & c.est parmi eux que cetArt a jetté les premieres racines de fi grandeur. Car ils fi vi-rent en peu de temps obligez,,par 1abondance des fruits de leurs ré-coltés & par la fertilité de leurs moissons , d’agrandir leurs gre-niers pour la conservation de leurs grains gy dy joindre mille au-tres bâtimens rustiques. Leurs familles méme fi grossissant avecletemps , les enfans filogerent dans le voisinage de leurs Peres , &les parens afiirent leurs maisons auprès de celles de leurs pa -

rens.

C'efi ainfì que non feulement les hameaux ft) les villages, maisque les bourgs méme gy la plufpart des villes ont commencé & fifint agrandies peu d peu. Ceux qui s 3 établirent prés des nvieresou de la mer, par où ils pouvoient commodément debiter leurs