cet avantage de pouvoir considérer parmi nous des Bafiimens quileur ressemblent & quelques-uns merne qui les furpafent en ma-gnificence & en beauté'.
11 en es de méme des Arts & des Sciences que de toutes les nuitreschossdu monde. Ellesfent dans un mouvement perpétuels nes’arresent jamais long-temps tn un méme lieu. On diroitquellesprennentplaisir k voyager par les diverfes régions de l'Vnivers.
Elles ont fleuri autrefois parmi les Egiptiens , les .Assyriens ft)les Aie des. Ensuite elles ont passé chez, les P ers s , les Grecs &les Romains ; f faisant sulement voir quelquefois comme d ladérobée dans les autres pays á la maniéré des rayons du Soleilqui brillent parfois au travers des plus épaisses nuées.
Aíamtenant , Aie sieur s , elles f jettent enfoulle parmi nous*pour y srvir á t envi aux plaisrs & á la gloire d’un Prince quifait aujourd’huy les delices de ss peuples & t étonnement de tou-te la terre. Cet illusre Conquérant ne s délassé jamais plusagréablement des feins qui toccupent pour augmenter la félicitéde fes peuples & pour satisfaire à la gloire de fen nom , que parmiles plaifers innocens que /’Architecture luy soumit. 11 luy donneune place honorable dans fen eferit j 11 l’eflime , il t aime , il Ucomble de fes faveurs . Cette ame fl grande ft) fl noble fait éle-ver de toutes parts des Bâtimens fi grands , fi riches & fi ma-gnifiques qu ils effaceront bien-toíi les Edifices les plus renommez,de 1 antiquité.
Rien n a pû le divertir de ces penses vrayement royales , nonpas méme dans le temps de la guerre. Les foins ny les fatigues,ny la grandeur de la dépens quelle demande, n ont point empéchéle cours ordinaire des Bâtimens que ce Prince fait élever, ft) qu iln ait cependant beaucoup contribuéâ ïavancement de l* Architectu-re. N a-fil pas fait comprendre aux Ingénieurs ennemis par letorrent impétueux de fes conquefies , quils dévoient s* appliquerdorejhavant â la recherche d 3 une autre fortification ft) â donnerk leurs Basions des defsenfes nouvelles, s ils vouloient refifler â fesattaques.
Et par conséquent vous, Aíefiieurs, qu il a choisis entre ceuxqui font prose filon de tArchitecture comme les plus capables dedonner k cet Art U perfection qui luy manque Ne jugeZo-vouspas bien que pour répondre en quelque forte k thonneur quilvcusfait & k ce quil attend de vous , Quil ny a point de
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