Les Còlonties desTemples pour plus
: ont moins
SECONDE PARTIE. 5
paroît que la hauteur de la Colonne Corinthienne surpasse celle de L1V r e Ll’íonique des deux tiers du diamètre, ceíl-à-dire de mod. 1-. Et Chap. II.partant st l’Ionique à diam. 8 j, ou mod. 17 , supposé que Vitruvelait entendu avec la base & le chapiteau, la Corinthienne aura diam.
9. £ ou mod. 18^- ; Et st elle a 9. diamètres ou mod. 18. comme àbionique de Pline, la Corinthienne aura diam. 9s, ou mod. 19 j.
Ou il faut remarquer que ces diíferentes hauteurs selon Vitruve,sont seulement pour les Colonnes qui fervent à la structure des Tem-ples, dont il fait la description aux troisième ôc quatrième Livres,ôc où il dit qu’il faut de la gravité ôc de la majesté ; car pour les bâ- bâtionstimens profanes, qui demandent plus de gayeté ôc de delicateífe, il |.“ esdeveut dans le cinquième Livre que les Colonnes Doriques avec lechapiteau soient hautes de mod. 15. qui donnent mod. 1. pour labase ôc mod. 14. pour le fust , ôc que les Colonnes Ioniques avec labase ôc le Chapiteau ayent mod. 18 ~ 3 qui donnent mod. - pour lechapiteau,mod. 1. pour la base ôc mod. 17. pour le fust, lequel de-vant être le même aux Colonnes Corinthiennes; celles-cy auroienta ce conte mod. zo, c’est-à-dire, la base de mod. 1, le chapiteau demod. 1. selon la réglé de Vitruve, ôc le fust de mod. 17.
Et lors que parlant des diverses especes de bàtimens au secondChapitre du troisième Livre, il dit que les Colones des bàtimensArœostiles doivent avoir mod. 16, celles des Diastylcs ôc des Eustyles tes Colonnes a*mod. 17, celles des Systyles mod. 19, ôc celles des Pycnostylesmod. eS§!cs S ,’ syayl«’zo ; il est mal-aisé de comprendre qu’il air voulu parler de Colonnes auve^ne^ibm'de differens ordres,ainsi que quelques Interprètes l’ont expliqué en Jf*
donnant au Toscan ce qu’il dit des Ararostyles , ôc ce qu’il ordonne ioniques’, conn-des Diastyles à l’ordre Dorique ,des Eustyles à bionique, des Systyles & C ° W *à I’ordre Corinthien, & des Pycnostyles au Composé. Premierementparce que Vitruve ne connoît point d’Ordre Composé ; en secondlieu parce que l’intervalle de trois Colonnes qu’il donne aux Diasty-les, ne revient point aux mesures des Métopes ôc des Triglyphes duDorique-, en troisième lieu parce que traitant ailleurs des intervalles, des Colonnes Doriques, il parle d’une autre espcce de Diastyles ôc deSystyles enfin parce qu’encore que les espaces Pycnostyles puissentêtre propres au Monotriglyphe Dorique, la hauteur néanmoins demod. zo,qu’il donne aux Colonnes de ces espaces, ne peut aucune-ment convenir à l’Ordre Dorique.
Ce qui a fait dire à quelques-uns de ses Interprétés qu’il n’enten-doit parler que des Colonnes Ioniques, parce que c’est par elles qu’il n yapius d’apjn*commence la description des Colonnes, ôc parce qu il y a des exem- upàtesTcoUÏÏpies dans l’antiquc , où les Ioniques font fort prés des Diastyles ; car iouIí ì ues ‘pour les Systyles ôc les Pycnostyles, qui font les intervalles ordinai-res des Corinthienes ôc des Composées, ils disent que Vitruve les acomprises fous les Ioniques, pour les raisons que nous avons rappor-tées cy-deuant. Quant aux Arasostyles ils n’ont point d'autre rai»
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