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Première partie - troisième partie.
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SECONDE PARTIE. z§

Ics livres des Auteurs , où même dans quelques ouvrages de l’Anti- Livre I.que , ne doit point passer pour des réglés infaillibles , & qu il faut Chap. VII.beaucoup d expérience , pour fe former un bon goust qui puisse dis-cerner , dans cette variété infinie d’exemples & d’enfeignemens, cequi na de beauté qu’en apparence.

Ainsi je ne voudrois pas imiter ce que les Anciens ont fait auPortique du Temple de la Concorde fous leCapitole à Rome, dontles Colonnes font Ioniques Composées comme nous l'avons dir cy- leur torc inserieutdevant, ou au Temple de Vesta qui est l’Eglife de Saint Sebastien qucs’^Anaens?^ 1prés du Tybre, à celuy de la Sibille à T ivoli, à T Arc de Rimini, par touslesquels les Colonnes font Corinthiennes, &ou ils n’ont point misde plinthe aux Bases des Colonnes, fe contentant de poser leur Toreinferieur fur un socle qui est estendu dans toute laire du Stereobate.

S'il est vray comme l'on dit que les ouvrages de Vitruve contien-nent ce qu’il y avoit de plus remarquable dans la doctrine des Grecsqui l’ont devancé : Nous pouvons dire que ces anciens Architectes La Basc Ioníquáne connoissoieiit que de deux fortes de Bases, l’Attique & bionique, de .v»truve qui n’a

il ■ m r il / 1 . , a 3 pouit de tore ìnfe-

dont la premiere elt duneli grande beauté que ceux qui font venus neur, est imparfaitedans la fuitte l’ont indifféremment employée dans tous les Ordres. & estroplée *

Mais pour bionique que Vitruve a decrite, & qui na point de Toreinferieur pour foustenir les deux Scoties, on peut assurer qu’elle aeu peud’approbation,puifqu’il ne s’en trouve presque point d’excm-ple dans les ouvrages Anciens , Et quoy qu elle ait esté pratiquée pafdes modernes, il faut néanmoins avouer qu’elle est tres imparfaite& estropiée ; Et c est avec beaucoup de raison que d’autres Ar-chitectes fans s’arrêter à cette doctrine ont corrigé les def-fauts de cette Base en ajoutant un tore entre la plinthe & les scoties& en ont fait par ce moyen une troisième cfpece dune beauté siparfaite qu 1 ils ont pû fen servir pour les ordres les plus délicats.

Au reste nous voïons que Vitruve ne donne point de Base a son Les colonnesordre Dorique , parce que c’estoit la doctrine de quelques Archi-° 0 °3eBases V se\ontectes Grecs qui l’avoient devancé , & parce que de son temps cette vàveMàêru!^

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pratique eltoit encore en uíage a Rome & ailleurs , puiiquii nous vie.en reste encore de si grands exemples dans l'Antiquité , comme auTheatre de Marcelin s, au Temple de la Pieté, au Theatre de Vin-cenze , & en divers autres endroits ; Palladio même tk M r de Cham-bray dans ses parallèles semblent l’approuver. En quoy je ne croispas qu ils soient à suiure, puisque ce que nous avons de plus beaudans cet ordre est avec la Base Attique , ôc qu’autrement les Colon-nes en paroissent estropiées z Ainsi l’ufage qui a corrigé ce défaut,doit, ce me semble , prévaloir à celuy qui voudroit de nouveau le làsàsàà-faire revivre. Il y a même sujet de s’estonner que le même Palladio,

«pioy qu’il soit excellent dans fes règles, fasse une si grande dispari-té de hauteur aux Colonnes du méme ordre , ne donnant quetnod. i6. avec la Base & le Chapiteau à celles qui font isolées,

I si

Trop grande disse-rencede hauteur en-