44 COURS D’ARCHITECTURE.
Livre II. the -, en la même manicre qu’il arrive aux bases des ColonnesC hap. £ I. lorsqu on met un socle entre elles & le Piédestal , car en r e cas laplinthe de la base doit faire retraite sur le socle , & celuy cy doitrépondre au vif du Dé du Piédestal. Ce qui se doit entendre detous les membres qui seront mis les uns fur les autres fans couron-nement, lesquels doivent toujours estre séparez l’un de l'autre pardes retraites.
Vitruve appelle Stylobate le Piédestal qui est au deísous de laLes moulures des Colonne . mais pour ce qui est de ce oui joint un Piédestal al'autre,deíbuxdoivent estre ou qui ferme les entteueux des Colonnes , il 1 appelle tantost Plu -de S s piedestaux. celles teum , & tantost Podium , c’est à dire appuy ; dont il veut que lahauteur auflì bien que les moulures tant de la base que de la corniche,soient absolument les mêmes que celles du Piédestal. Il est vrayqu’il dit ensuite qu’il faut egaler le Stylobate , en sorte quil ait uneadjection par Scamilles impairs dans le milieu ,(Car autrement,devnruve. 11 on le dreste , dit-il, de niveau, il paroiitra enfonce a la mamered’un auge :) Promettant de donner la forme & les mesures de cesScamilles dans son dernier Livre , lesquels se sont perdus avec le restede ses figures. Ce qui fait que cet endroit pafle pour un desplus difficiles qui soient dans cet Auteur.
Jc ne m’amuseray point a vous rapporter les divers sentimens deses Interprètes fur ce passage, parce qu ils font tous fondez fur desconjectures tres foibles : Outre que je ne vois pas que cette observa-tion soit fort utile à l’Architect ure , d autant plus qu’il n’y a riende semblable ny qui nous en puisse donner aucune idée dans les ba-stimens Antiques. Ce qui me feroit croire que cette pensée de Vi-truve n’elt qu’une de ces subtilitez d’Optique , dont cet Auteurest rempli en tant d endroits , si je n’avois pas quelque pentea suivre l’opinion de Baldus fur ce sujet dont il sera parlé ciaptes.
Je diray seulement que l’on peut considérer les Piédestaux en troismaniérés.
La premiere , lorsqu’ils font seuls fous les Colonnes qu’ils sou-stiennent, c'est a dire détachez & isolez , en sorte que les espacesdes Entrecolonnes entre les Piédestaux soient vuides. La secondepiédestaux Comi- lorsque ces espaces font remplis d’un cours d’appuy egal en tout sensnHez * avec les Piédestaux, c’est à dire lorsque ce n’est qu’un Piédestal con-
Piédestaux joints àu qui soutient plusieurs Colonnes. La Troisième lorsque ceses-quel iu font ressaut, paces font remplis d un appuy qui ne pafle pas dans la largeur Tali—gnement du bas de la Colonne ; ensorte que les Piédestaux restau-rent en dehors au dela du vif de cet appuy , autant que la plinthede la base de la Colonne a de saillie au dela de son fust. Et toutesces maniérés font bonnes, & peuvent estre feurement mises en œu-vre dans l’occaíìon.
Mais
Piédestaux Isolés,