SECONDE PARTIE. 95
'cymaises qu’il appelle cymaises Doriques, St qui font composées d’untalon & d’une réglé ; puis il met fur le tout une doucine pour cou-ronnement. Pour le soffite ou plat fonds du larmier , il veut quel’on face des divisions fur l’aplomb des triglyphes St fur le milieudes métopes, St des distributions de goûtes en telle forte qui .1 y enait, dit-il, six en longueur St trois en largeur, & comme les espacesdes métopes font plus larges que ceux des triglyphes,il faut, dit-il,îaiífer ce qui reste plein St uni, si ce n'est que l'on y vueille fairegraver des foudres. Ce que je comprends en la maniéré qu'il est dansla figure qui est de l'autre part.
Je fçai bien qu’il y a des interprètes de Vitruve qui ont donnédes desieins de ce platfonds fort differens de celuy cy. Mais je neVois pas qu’ils soient pour cela plus conformes au texte de cet Au-teur ; Il semble même qu’ils ont plutost essaié de les faire ressemblerà celuy que l'on a crû voir au Dorique du Theatre de Marcellus,quau véritable sens de Vitruve. Ce qu'il dit que la faillie de lacouronne doit être de mod. ~ St ^ , ne doit pas ce me semble , êtreentendu de toute la saillie de la corniche , comme quelques Inter-prètes ont fait, car par ce moyen elle feroit par trop mesquine,mais bien pour celle de la goutiere feulement dans laquelle il y amod. L pour la largeur des trois gouttes , qui fe trouvent par con-séquent égales à celles qui íont fous les triglyphes, Sc mod. pourla scorie , St la mouchette du larmier.
Philander ny les autres Interprètes ou Sectateurs de Vitruve, com-me Serlio, Barbaro , Cataneo &:c. n'ont rien changé au nombre Sten la disposition des moulures de la corniche de Vitruve ; Il riy aque Vignole qui dans le dessein de son premier entablement metune bande de denticules couronnée d’un petit cavet entre la cymai-se Dorique inferieure St le larmier, Et au dessus de la cymaise Do-rique superieure il place un grand cavet avec une réglé au lieu dedoucine pour dernier couronnement ; En quoy il n’a pas eûmauvai-Xe raison de ne pas confondre ce qui est propre au Dorique avec cequi appartient principalement à bionique, estant tres-vray que nousn'avons point d’exemple de Dorique Antique qui ait une doucinepour couronnement ; Au contraire ils ont quasi tous un grand ca-vet avec une réglé ou mefme un quart de rond. L’on voit dans lafigure de son premier entablement ce qu’il met dans le foísite du lar-mier de fa corniche , laquelle a beaucoup de rapport en toutes íe$parties à celle que l’on a crû être au Theatre de Marcellus.
Livre VI»Chap. II.
Distributions desgouttes dans le sot-site du larmier audroit des triglyphes& du milieu desmétopes.
Les desseins ordi-naires de la Corni-che de Vitruve sontplutost pour ressem-bler à celle du Thea-tre de Marcelluscju’ausens du texte.
Saillie de la Corni-che Dorique de V**truve.
Corniche Dori-que de Vignole.
Premier enta’: le-ment.
Cavet audoucine pounier couromde la cornich<