SECONDE PARTIE. r;s>
blement doit estre proportionné à la grandeur des Pilastres ; quoy Livre VÏIÌ.qu’il n ait le plus souvent qu’une corniche sans frise ni archi- C H a P. VI.trave.
Vitruve nous parle de certaines espeecs de bâtimens Arâostylesqu’il appelle larges, bas, baryces &baryeephales, c’est à dire lourds& qui ont la teste pesante, dont il ne donne point d explication.
Ses interprètes ont ciu que cela se pouvoit entendre de ces sortes cc P hales deviuuve.de bâtimens â Colonnes ou Balustres qui ont un gros ventre arron- p .di par le bas, & qui fur le haut se terminent en un goulot de vaze mensàbafust t «parlong & étroit, orné d un astragale &c d’un filet & recouvert dune lstterpre ‘
cspece de chapiteau. Comme ils representent assez la figure de la qui B r ïSientTufleur de grenadier que l’on appelle # a A«uW en Grec , il y a appa- fleur de ê renadicr >rence que c’est de ce mot qu’ils ont pris le nom de Balustres. C’estun ornement dont on a accoustumé d’enrichir le vuide des cloisons,des appuis & des entredeux des piédestaux ; òc quoy qu’il y en aitde plusieurs cspeces , ils font néanmoins quasi tous faits de cette , n ^ ,
r 1 l 1 ,, r - 1 Balustres simples
hgure de vaze ou d urne , íoxt qu il n y en ait qu’une le ventre en ou doubles, ca»de-bas comme aux clostures des appuys , ou qu il y en ait deux ou poï vMcs°i”âmême plusieurs posez par le gros bout l’un íur l’autre comme aux ^ Xpulaux íâclostures qui ont plus de hauteur. Les Candélabres même qui parois- bassins,sent avoir tant de parties ne font ordinairement qu’un amas de cesfortes de vazes posez les uns sur les autres,avec quelques chapiteauxentre deux & terminez en bassins par les deux bouts.
CHAPITRE VII.
Des Cariatides ê des Persans.
L E s Anciens outre les Colonnes & les Pilastres ont encore em-ploie d’autres ornemens pour porter les entablemens de leurs C HÀP - VII.édifices comme de figures d’hommes, de femmes, de bestes , degrotesques , de consoles &; mille autres, dont il est bon de dire quel-que chose.
Ils donnoient le nom de Persans à ces figures d hommes, parceque les Lacedemonicns, âpres avoir défait l’Armée des Perses à Pla- i estées, emploierent larçrent qu ils eurent des dépouilles des Ennemis nies 1“* scrve,lt âa bâtir a Sparte un Portique , dans lequel au lieu de Colonnes, ils mens sontappeiiée»firent mettre les figures des Captifs habillées â la maniéré des grands deS Peisení 'Seigneurs de Perse pour porter les architraves , donnant â ce porti-que le nom de Persique, afin de laisser â la postérité un monumentde la gloire qu’ils avoient acquise en ce combat, & de la honte deleurs ennemis, qui estant venus avec tant de superbe & tant défaste pour asservir toute la Grecc, avoient esté réduits en un estât simisérable & si abject de servitude , que d être obligez de porter sur
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