SECONDE PARTIE. ,§z
raines figures comme de consoles ou mutulesnaiíîànt ì’un de l’autre, Livre VIlî»& se suivant en forme de volutes fur une platte-bande, les sellons, Chap. VIII*les masques, les fleurs, les fruits , les feuillages , les arceaux & uneinfinité d’autres qui font un grand ornement à la façade lorsqu ilsfont bien choisis & posez avec jugement & sans confusion.
Où il est bon de remarquer qu’entre les moulures , il y en a quifont specifiques à certaines parties de l’Ordonnance, & d’autres quifont 1 communes a toutes. La sime ou cymaise que les Orées ^ à ouappellent est particulière aux frontons, à qui elle sert
de couronement, soit qu elle ait la figure d une doucine ou gueuledroite qui est la véritable cymaise ou moulure camuse , soit qu elleait celle d’un talon qui est la cymaise ou figure ondée, soit quellesoit en cavet. Et cette moulure ne sc met jamais fur les cornichesplâtres ou de niveau que loisqu’il n’y a point de fronton.
Le larmier est moulure specifique des corniches , non feulement r»xiirà.mMm°des entablemens, mais même des piédestaux &c des chapiteaux des d « bàColonnes, dont l’abaque peut estre appelle la corniche , & qui doittoujours avoir un larmier. Ainsi la plinthe ou socle est particulierà toutes les bases tant des piédestaux que des colonnes , &: mêmeà l’architrave, qui est comme la base de 1 entablement , & qui atoujours une platte-bande qui porte la figure de la plinthe des autresbases.
La pluspartdes autres moulures est commune à tous les membres.
Les chapiteaux Toscan, Dorique ôc Ionique demandent nécessaire-ment un ove sous l’abaque , parce qu il fait la figure de fume ouvase sur lequel on a pris limage de ces chapiteaux. Le Corinthien i-our sous ceiui des
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a ion panier ou tambour au même effet.
Les moulures des corniches des piédestaux réussissent bien quand us moulures deselles font les mêmes que celles de leur base , mais situées à contre- chÍTaS plVXÎxsens & renversées. C’est à dire que les doucines, les oves, les talons do í vent á coímíat-&c. renversez de la base, doivent estre droits dans la corniche.
Nous dirons encore en passant que l’on fait ordinairement qua- QH atte classes detre classes différentes de statues ; La premiere est de celles qui font Statues *
' plus petites que le naturel, elles conviennent à tout ; & l'on voit na S d p r 0 " r q t u 0 c us J edes figures d’Hommes, de Rois & de Dieux même dans cette classe.
La seconde est de celles qui font egales au naturel; Et c’estoit prin- Egaies au naturel
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cipalement en cette mamere que les Anciens rail oient raire aux de- de m-à.pens du Public les statues des Personnes d’une vertu ou d’un sçavoirextraordinaire , & de ceux qui avoient rendu quelques services con-sidérables à la République. La troisième est de celles qui surpassent niturfune^soso &le naturel, entre lesquelles celles que l’on appelloit grandes & qui ou’dèuxfo/spour 0 /**ne le surpassent qu’une fois & demie estoient pour les Rois & pour Héros,les Empereurs , &: les plus grandes qui alloient jusqu’au double du ^naturel estoient destinées aux Héros. La quatrième enfin estoit de Dii! ^ p ° Urcelles qui alloient jusqu’au triple du naturel , ou même au delà,
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