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Première partie - troisième partie.
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Livre VIII.Chap. IX.

Autres dans la PlaceDel-Popolo.

Devant sainte MarieMajeure,

Devant Caitit Jeande Latrzn.

A la Place Navonefur un rocher percé.

Bases des Obelií-ques.

Proportion de lahauteur á la largeur.

Obélisque fur le dosd'un Elefant devantla Minerve.

Obélisques pourcheminées selonScamozzi,

Le bout de l’Obelis-que eít en pointefort obtuse.

Meti ou bornes dansles Cirques.

M COURS D’ARCHITECTURE

à 9 , & à la largeur d’en haut comme 3 à z. Il a fous fa base deuxgrands soclesFun fur l’autrc de la même pierre de granite, qui por-tent fur un beau piédestal ; Ce qui sert à le faire paroître beaucoupplus haut.

L’on a rassemblé & remastiqué les morceaux d’un autre que l’onvoit maintenant dans la place qu’on appelle Del-Fopolo , qui faitprésentement face aux trois plus belles rues de Rome. II en est demême de celuy qui a esté dressé prés de sainte Marie Majeure, &d’un autre auprès de saint Jean de Latran , & enfin d’un cinquiè-me au milieu de la Place Navone.

Les premiers font fur des socles posez fur des piédestaux qui fontà pied fur le terrain : Mais celuy de la Place Navone est admirable-ment elevé fur une butte de marbre taillée en rocher percé en for-me d’antres à jour, & arrosé de quantité d’eau , avec quatre bellesfigures aux quatre coins ; le tout du travail & de l’invention du Ca-valier B emmi.

Ils ne font pas astis , ny l’un ny l’autre , fur le plein du dé dessocles ou des piédestaux ; Ils n’y portent que fur des pattes de griffonde bronze ergotées <$e velues , dont les carnes de leur baze font ar-mées, ou bien fur le dos de quatre lions assis ou couchez , ou debronze ou de marbre , ou même fur quatre boules de metail quisupportent tout le fardeau. La proportion de la hauteur à la largeurest quafi la même en tous ; C est à dire qu’ils ont en hauteur ouneuf ou neuf & demi , ou même quelquefois jufqu’à dix de leursgrosseurs par le bas ; ôe celle du haut n’est jamais moindre de lamoitié, ny plus grande que les trois quarts de l’autre.

Il y en a d’autres plus petits en divers endroits de la Ville deRome ôe dans les Jardins , entre lesquels celuy qui est prés de laMinerve est à remarquer en ce qu’il est posé fur le dos d’un Elé-phant de marbre, à l’imitation de celuy qu’on voit dans le Livredes Songes de Polyphile.

Ces Ayguilles peuvent servir d’ornement aux angles des bâti—Mens, fur les acroteres ôe ailleurs. Scamozzi dit que l’on s’en peutmême servir à faire des cheminées, ôe alors il ne veut pas qu’ellesaient en hauteur moins de quatre ni plus de cinq de leurs grosseurs.L’on a accoutumé d’elever le bout emoussé de l’Obelifque en pointefort obtuse, afin de pouvoir asseoir au dessus quelque ornement oufigure. Ceux de Rome ont tous une Croix à leur sommet, d’autres fefont contentez d’y mettre une boule.

Nous voions encore, dans des Marbres antiques ôe dans les Médaillés,des Pyramides ôe des Obélisques d’une autre nature que celles dontnous venons de parler. Car elles font rondes comme les ColonnesLe pointues comme les Pyramides. Les Anciens les appelloient estLatin jMttat , c est à dire des bornes, Le ils s’en fervoient dans les

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