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COURS D’ ARCHITECTURE.
Livre LChap. II.
Yitruve n’a entenduparler que des Co-lonnes Ioniques entraitant des entre-colonnes.
Les modillons nes’accordent pasavec les entrecoion-nes Eustyles.
Maniéré de ! mettredes modillons dansles EntrecolonnesSustyles.
nous avons parlé de la hauteur des Colonnes, qui n’a point connud’Ordre Composé , &í qui a donné ailleurs des réglés particulièrespour l’Ordre Dorique & pour le Toscan. Outre que les mesures desintervalles Dyastyles, dont il parle icy ne peuvent aucunement con-venir aux distributions des métopes &c des triglyphes ; Et c est pource sujet qu’au chapitre suivant, il parle d’une autre nature de Dia-styles Doriques , ou les intervalles font de Jdiam. z j, & celuy dumilieu de diam. 4. Ils auroient eu plus de raison de prendre le Pyc-n o style pour le Dorique , car l’intervalle de diam i^, est le mêmeque celuy du monotriglyphe : Mais d'un autre côté la hauteur dcdiam. 10 convient mal á celle des Colonnes Doriques.
La hauteur de diam. 8 qu’il donne aux Arasostyles , ne convientpas mieux à celle des Colonnes Toscanes, à qui il n a jamais don-né plus de diam. 7.
Ce qui me fait dire que dans ces deux premiers chapitres duquatrième Livre , Vitruve n’entend parler que des Colonnes de Tor-dre Ionique , fous lequel nous avons délia dit qu’il mettoit les Co-rinthiennes qui ne font disserentes des Ioniques que par le seul cha-piteau.
Si nous croions qu il ait eu connoissance de la distribution desinodillons dans les corniches , dont nous voions des exactitudes lìelegantes dans quelques uns des ouvrages Antiques : Nous pouvonsassurer qu’il n’a pas prétendu que Ton en mit aux bâtimens Eusty-les. Car les intervalles ordinaires étant de diam. z^ 3 qui font rnod,L ^ du milieu d'une des Colonnes à Tautrc , & T intervalle du milieuetant de diam. 3, qui avec les deux demi-diamètres des deux Co-lonnes qui font à côté de cet intervalle , font mod. 8 entre lesmilieux des Colonnes -, Si Ton oste le petit nombre du plus grand,il restera mod. i- ou p. 45 , qui ne peuvent être commune mesureni de Tun ni de Tautre des intervalles ; de forte que lì Ton veut desmodillons dans cette efpece, il faut nccessairement qu’il y en ait dcplus grands les uns que les autres.
L’on pourroit neantmoins les distribuer en cette maniéré , danslaquelle ladisserence ifest presque pas sensible, je yeux dire cn don-
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