Band 
Première partie - troisième partie.
Seite
240
JPEG-Download
 

Livre LChap. XI L

Les architraves po-íèz fur les Colonnescouplées qui fontressaut en avant-corps sont contre lanature.

Les Colonnes cou-plées altèrent lesbelles proportionsdes façades en au-gmentant excessive-ment leur largeur.

2 4 o COURS D’ARCHITECTURE

Doriques à peu prés la même saillie que Vitruve donne à la baseIonique, c’est à dire mod. | ou p. n * de chaque collé, & p. y pouríeparcr les deux plinthes couplées , aíìn d’avoir du milieu d’uneColonne à l’autre mod. 2 p. 25. Et comme cet intervalle doit estreégal à une métope Sc à deux demitnglyphes , Sc que la largeur dechaque métope est austi egale à celle de trois demi-triglyphes , ilsdivisent cet espace de mod. x p. 23, qui est du milieu d’une Colon-ne à l’autre, en cinq parties egales , dont ils donnent p. 1 à chaquedemirriglyphe & p 3 à la largeur de la metope , puis donnant p 3 àla hauteur du triglyphe la metope devient quarrée, Sc la hauteurdu triglyphe est à fa largeur comme z à 2. Ces mesures ré-duites aux parties de nôtre module reviennent à peu prés à p, 16 ypour la largeur de chaque demi-triglyphe, p. 50 pour leur hauteur,Sc autant pour la largeur de la metope ; car p 50 de la metope Scp. 33 des deux demi-triglyphes font les mêmes mod. 2 p. 2.3 de ladistance qui est entre les milieux des Colonnes. Où l'on voit que letriglyphe, à qui Vitruve ne donne que mod. 1 de largeur Sc mod.if de hauteur , a icy mod. 1 p. 3 de largeur Sc mod. 1 3 de hauteur;Sc qu enfin quoique l’on faite, on ne peut coupler les ColonnesDoriques fans deffaut,

Au reste , c’est contre la nature des architraves que d’en mettrefur les Colonnes doublées que l’on fait restaurer hors de l’aligne-ment du bâtiment, car quoique l’on puiste en quelque maniéré ex-cuser les restauts des Colonnes solitaires, dont il y a beaucoup d’exem-ples considérables dans l'Antique comme à l’Arc de Severe , à celuide Constantin, au Fore de Trajan Sc ailleurs , parce que les boutsdes architraves qui portent fur ces Colonnes peuvent estre pris poufles testes des poutres qui viennent du dedans ; l’on ne peut pas fairele même jugement de ceux qui restaurent fur les Colonnes couplées,lesquels ne fçauroient reprefenter que des morceaux de poutres cou-pées Sc inutiles.

J’oubliois â dire que l’ufage de doubler les Colonnes altéré extre-mement les belles proportions des édifices , dont elles augmententtellement la largeur , qu’ils en parodient nains Sc écrasez , quel-que foin que l’on prenne de les elever ou par des attiques ou au-trement. Ces manières plâtres que Vitruve appelle Barices ou Bary-cephales estant absolument contraires au bon goust des Anciens,qui estoient, comme dit Vitruve, graálioribus moduhs dele&í<iti , c’està dire qui prenoient grand plaisir aux maniérés Jnelte Le dégagées;Mais je n'en ay que trop dit fur ce sujet,

CHAPITRE