TROISIEME PARTIE.
Livre IL
Nous pouvons icy remarquer en passant fur le sujet des Peristy_. „
les Isolez que dans les exemples de T Antique que nous avons , il ne Chap. V.paroist pas qu’ils avent poíé des Colonnes Isolées dans des seconds , Lon " e voit P pii «
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etages , a moins quii n y en eult d autres aulli Ilolees dans les pre- isolées dan»
miers ; Ceux même que l'on volt dans les bâtimens Modernes font l”n>en adiiTée*tres rares. dans lc premier.
CHAPITRE VI.
Lorsque les Colonnes ne font pas Isolées.
V ItruVe ne dit rien de la proportion des Colonnes qui ne ^ HÀP ' VI.
font point isolées, íì ce n'est en celles des Colonnes superieu- Dans b saieEgyp-res de la Sale Egyptienne, ou comme il dit qu'il faut qu’il y ait des íésToitnnérdedes-fenestres dans les espaces de leurs Entre-colonnes > il semble qu'il sus so»* *«««entende que les Colonnes íoient engagées en quelque maniéré ouadoífées contre le mur dans lequel il veut que les senestres soientpercées ; Il dit pourtant , comme par tout .ailleurs , qu’il faut queces Colonnes de dessus n’ayent pour hauteur que les de celles furqui elles íont posées.
Nous voyons à peu prés la même chose dans quelques uns des Exemples Antiques,bâtimens Antiques, dans lesquels les Colonnes ou les Pilastres fontengagez ; Comme aux Arenes de Vérone où il y a trois Ordres rusti-ques de Colonnes Doriques : Celles de dessous font entierement fayeíiT^íntfeégales â celles du milieu , & les Pilastres du dernier ordre font aux «s «ois nombres h;autres comme 8 â n ; â peu prés comme Vitruve l’a ordonné. Les au Théâtre de po-Colonncs des deux Ordres Corinthiens qui font fur un grand fou- colnmtT àT auslIbassement rustique au. Theatre de Pôle sont encore dans la mêmeproportion de u â 8.
Mais dans les autres exemples qui nous restent de l’Antique, lesColonnes adossées font pour la plufpart assez éloignées de ces p r o- égaies & mcmepiusportions : Car il y cn a où celles de dessus font égales & quelque dXts S . quecelksde- fois même plus hautes que celles fur qui elles portent ; 11 â com-mencer par le plus grand Ouvrage qui soit au Monde & où il ya le plus d’Ordres de Colonnes les uns fur les autres, c’est à direpar l'Amphithéâtre de Domitien que l’on appelle autrement le Coli-zée : Nous voyons que les Colonnes de dessous qui font Doriques,font aux Ioniques du second Ordre comme 38 à jj , que ces Ioni- ^^oà^ques font aux Corinthiennes du troiziéme Ordre comme 35 à 37, ainíi s* -jí;& que ceilcs ci font aux Pilastres du dernier Ordre comme 37 à 38.. 37 '
D’où il paroit que la hauteur des plus basses est la même que celledes plus hautes, qui ne surpassent pas de beaucoup la hauteur decelles du milieu. J e ne dis rien de leur grosseur ny de la pro-portion des Ordonnances, parce que je me réserve à traiter de cette