TROISIEME PARTIE. ié S
A la façade d u Palais Barberin au Quirinal, faite fur le dessein du Livre III.Cavallier Bernini , le premier Ordre eít dc Colonnes Doriques, le Chap, VI.second de Colonnes Ioniques & le troisième dc Pilastres Corin-thiens. Les Colonnes Ioniques font étales aux Pilastres Corinthiens,, AuPaiais Barberin
A o j t • n * les trois ordonnances
& les Colonnes Doriques íont peu difterentes des Ioniques, estant égaies,lune à l’autre comme 2.2. à 2.1 ; les trois Ordonnances font de mêmehauteur. Les deux premiers étages fur les ailes font égaux en hau-teur à ceux de la façade, mais le troisième est plus bas & il ne répondqu’au dessous du chapiteau du Pilastre Corinthien.
CHAPITRE VILSuite de la Doctrine des hauteurs des Ordonnances .
S Erlio donne pour réglé'gencralc aux Ordonnances que Poil Chap, VILdoit mettre lune fur l’autrc, que la fuperieure soit toûjours lestrois quarts de celle fur laquelle elle pose immediatement ; U n’y a,dit- ofdómwn« r s 1i“ fc *il, qu’aux edisices qui ont un rustique nud pour leur premicre Or- d ua“ t s /de«iies S de 01 *donnance , où il faut que celle qui est au dessus luy soit égale, à-à-.par ce qu autrement les Ordonnances plus hautes paroistroient troppetites, & le rustique feroit trop élevé à proportion du reste.
Les Ordonnances de Serlio font toutes avec Piédestal , ou tou-tes fans piédestal , afin que les Ordonnances fuperieures estant di-visées en même proportion que les inferieures, les Colonnes & lesentablemens de dessus se trouvent toujours les -J de ceux de dessousaussi bien que les Ordonnances.
Scamozzidans Ponziémc Chapitre dc son sixième Livre, blâme la d» quú
r . r • faut que la grolkur
r ecrl e dc Vitruve par laquelle il ordonne que les Colonnes íupeneu- infeneure dc u co-rc?soient toûjours \ moindres que celles fur qui elles font assises;parce, dit-il, que cette réglé n est fondée fur aucune raison, & par dc “ lle dcdesl ' 0US -ce qu elle ne convient point aux bons exemples de P Antique. Cet Ar-chitecte veut au contraire que les Colonnes de dessus prennent lamesure de leur hauteur sur celle de la diminution des Colonnes dedessous , en forte que la grosseur du pied de la Colonne fuperieuresoit la même que celle du haut de la Colonne inferieure , en lamaniéré qu'il a, dit-il,esté observé aux deux Ordres du Theatre deMarcellus & ailleurs.
Il dit que cette méthode est tres naturelle, comme si les Colonnes Comnit si e ' esloitdes disserentes Ordonnances croient toutes d un même arbre de mam^Xe!grande longueur coupé par pieces posées les unes fur les autres fui- orircïïeTe ìm k *vant la diminution de leur grosseur. Il arrivera, dit-il, à peu prés lamême chose si l'on fait les Ordres supérieurs ^ ou même -J. moindres comme 7 àque chacun de ceux fur qui ils font asss.
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