TROISIEME PARTIE.
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données par Palladio & par Scamozzi ; Car nous n’avons presque LivreíIEpoint de bâtimens parmi nous, quoy que considérables , qui aient Chap. X.plus de 16 , zo à zz pieds de hauteur , encore que les chambres La hauteur de K0 *L vent Z4 à zo pieds de largeur. Ainsi lors qu’ils disent que dans âAes.ftmom-les chambres ou laies qui íont plus longues que larges, la hau- Palladio, de sca-teur doit estre d’unc largeur & un tiers , ou d’unc largeur & de- Tes pú» hautes sontmie ; il faut l’entendre de quelque grand Salon ou de quelque gran- d Tde Chambre voûtée à qui l'on voudroit donner ces élévations ex- ^ onr £ m yy 113 ™.-traordinaires & même au deílus de leurs estages pour en faire la s-entendre de quei-piece la plus considérable du bâtiment. ch'nfbre totlé" ° u
Il y a apparence que cela avoit esté autres-fois observé dans le 0 £r V Tácdíídlf 6vieux Château de Saint Germain en Laye , & que la hauteur des foondytage duChambres du second estage c’est à dire du principal , estoit beau- sdmG.mmn.coup plus grande quelle n’est â présent, s’estendant jusques fous lacouverture ou font les voûtes : Mais que pour pratiquer plus dc aSSo^en deutlogemens & pour les rendre plus commodes , cet estage avoir esté siandcpartagé en deux & mis en 1 estât ou nous le voyons maintenant.
Car à dire le vray , ces exhaussemens extraordinaires , qui peuventestre supportables dans les pais chauds, font en ces régions ci sujetesà de grandes incommodités pour le froid ; & nous remarquons que a cause du froid.’dans la plufpart des mations anciennes , ces logemens hauts &. spa-cieux ont esté retranchés par des cloisons & des entreíoles, lorsque l’on a voulu s’en íervir de chambres d’hyver.
En général il est de la prudence de l’Architecte de sçavoir discer-ner & connoistre les raisons quonteiies ceux qui ont donné à leurs l!nefaut aS(Jantestages ces diíferens exhauííemens dont nous avons parlé afin de des «s le Eû 3 “!les pouvoir imiter lorsque les mêmes occasions se preí'entent , & se SÏppïSuÏÏdonner de garde de mettre â contre-temps dans de certaines rencon-tres, les mesures qui ne font faites que pour estre employées dansd’autrcs.
Les Maçons de Paris ont accoutumé de séparer les estages du de-hors des bâtimens par des cours de plinthes dans toute leur largeurnon seulement au droit des planchers, mais même au droit desappuis des fenestres; Ce qui fait un méchant effet par l’interrup-tion des façades par tant a’entrecoupeurcs. Les maisons des parti-culiers â Rome n'ont qu’un cours de plinthes au droit des mêmesappuis, qui rend les façades beaucoup plus égayées, en ce quellesélèvent d’autant plus les premiers estages. & qu il n’y a point tantd’interruption : ll y a quelques exemples de cette pratique à Paris,qui reustiffent fort bien.
Au reste lors que les Anciens se sont servis de Colonnes pouren orner une façade , ils les ont toujours mises dans chaque étage,comme nous voyons aux Théâtres, aux Amphithéâtres, Lcpar toutailleurs, & jamais ils n ont fait passer une Colonne ou un Pilastre
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Les deux coursde Plinthes que l’onfait dans chaqueestage de nos bâti-mens ordinaires deParis font un mé-chant este t.
II n’y en a qu’unà ceux de Rome qui iest ae dron des ap-puis des fenestreí.
Les Pilastres quipassent au traveisdíplusieurs estaoçsíont vicieux.