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COURS D’ ARCHITECTURE
Livre VIII. On pourroit présumer en quelque façon qu elles n ont esté intro-Chap-XXIII duites que par le hazard & par la faute du linteau que l’on avoir
introduites par le P^ut-estre fait plus long qu’il ne falloir, pour la largeur de la bayehizard. de la Porte.
Quelle que soit néanmoins leur origine, on ne peut, dit-il, nierqu’elles ne donnent beaucoup de glace &c de majesté aux lieux ou.n nesempas les elles se trouvent. Sur quoy il faut remarquer quelles ne doivent ja-niettrc sor les pie- j cAre mises aux endroits od les piédroits des chanbranles n ontqu’une bande. qu’une feule bande,mais bien ou ils en ont deux. Elles doiventestrefaites avec mesure & proportion, & non pas au hazard -. Leur faillieàhpremíere bande b ors du piédroit doit estre de la largeur de fa premiere bande; &ìrleufsous S ín r !eur longueur au dessous du haut de la baye, doit estre égale a latcau égaie à ceiie du b^upcur de l’architrave moins fa premiere plattebande : comme aux
rncmelrnre'su,moins i i i i — « 1 , t «.
se premiere bande. Fencitres du dedans du Temple rond dc Tivoli ; Aurrcmcnt laprc.
mie te bande scroit doublée. Et les oreilles qui se font d’autre manièresont, dit-il, fausses, capricieuses & fans raison.
Qu’est ce que con- Voicy ce qu'il dit ensuite des Consoles ou Cartouches, qu’il ap_MenjeUs t c*rnius\ pelle Mensoles ou Candies. Ce font, dit-il, certains coudes re-torts, qui semblent naître de sous le larmier, ou même de fous lacorniche entierc, qui se contournent en haut & en bas comme lesvolutes, & qui se mettent en dehors à costé des piédroits des PortesFort pratiquées par ôc des kenestres. c'est un ornement dont les Anciens se sont beau-ks Anciens. coup servis: comme il sc voit dans leurs Ouvrages, & par le témoi-gnage de Vitruve qui les appelle Ancones Sc Frothyrides dans la descri-Sur icsordres ddi- ptioii de la Porte Ionique ; ce qui fait qu’au jugement de Scamozzi,cacs * les consoles conviennent principalement aux Ordres Ionique & Com-
posé , à cause des volutes dont leurs chapiteaux font ornez.
Eiies tendenta e . La baureur des consoles peut estre prise, comme il dit, en deuxhìmidlAqu-hà maniérés : l'une qui commence au dessous du larmier & s’étend endepuí íc baTdek k as jusqu au haut de la baye ; & l’autre commence au bas de la cor-b° rl í h cro£ès U n ^ c ^ e & descend jusqu au bas des oreilles. Leur grosseur ou largeurLeur largeur de de front, doit estre les de la hauteur de l’architrave, ou ( ce qui est
ic même) la moitié de celle de la corniche. Les volutes de dessus
la
corniche.
ont
La hauteur des vo aut - ant de hauteur que la frise , & celles de dessous autant que leslûtes dcdeíhiségak oreilles au dessous du haut de la baye;l'une &lautre se forme com-ae'cdies de dciious me les Ioniques. Elles ont leurs feuilles qui pendent encore au des-ì'ïííous dfhaut sous, dont la largeur est la même que celle de la console ; mais quideia baye. doivent avoir de longueur, au moins une fois & demie de leur lar-
l f qies doivent ' ^ es s° nt P^ L1S belles de feuilles de chesne que d’aucune autre,euh dc chesnel VCn Pour donner plus de grâce à la Porte, il est bon de faire descendrea plomb au dessous des conioles, une alerte de la même largeur, jus-ques fur le plein pied du Portique.