QU ATRIEME PARTIE. 547
de tonte l’Ordonnance, c’est à dire celle qui est depuis le pave du LiVRE IX.Portique jusqu’en haut de la corniche de Tentablement, pour celle Chap. II.qu’il appelle depuis le même pavé jusqu au plancher ; & sur laquelleil fait sa premiere division, pour trouver les proportions de la hau-teur ôc de la largeur de ses Portes : Quoique dans le dessein de Doctrine partîcuiie-sa Porte Corinthienne il ait pris une autre voye ; Car voicy sa pour k *
doctrine fur ce sujet. L’on peut, dit-il, orner les Portes , ÔC princi-palement celles qui font à découvert avec placards &c ornemens at-tachez au mur en cette manière : Ayant déterminé ôc posé les pié-droits ôc le linteau de la Porte, ajoutez-y de part& d’autreunc Co- .
Ionne ou Isolée ou engagée à demy dans le mur, dont les basessoient éloignées de telle forte que les piédroits soient à Taise entreles deux. La longueur des Colonnes avec base & chapiteau doit estrejustement égale à la distance, qui est entre le coin extérieur de labase du costé droit , ôc celuy de la base du costé gauche. Sur cesColonnes il faut mettre Tarchitrave, la frise, la corniche ôc lc fron-ton suivant les réglés de cet ordre.
Les mesures qui paroissent dans les figures de la Porte Corin- Mesures de* p>m«thienne de Leon-Baptiste Albert, expliquent plus clairement fa t hi e nncsuiTant° r í"pensée. La hauteur de la baye est double de sa largeur , ôc celle-cy fi S ure *diminue par le haut d’une de ses septièmes parties. Chaque piédroita auísi de largeur ~ de celle du pied de la baye. Toute la hauteurde la Porte avec son linteau estant divisée en p. 10, il en prend p. 1pour la hauteur du socle qu’il met sous les Colonnes , & p. 9 pourla hauteur de la Colonne avec base ôc chapiteau. La largeur de T Or-donnance entre les arêtes exteneures des deux socles estauíïì de p. 7,c’est à dire égale à la hauteur de la Colonne avec base ôc chapiteau.
Sur quoy il est bon de remarquer que cette maniéré de faire monter Deux architrave*le linteau de la Porte jusques fous Tarchitrave de Tcntablement, qui |£" x sur railtie > T ‘*à proprement parler est mettre deux architraves Tun fur T autre, faitun effet qui n’est pas fort agréable.
Tout ce que nous venons de dire fur la Doctrine de Lcon-Ba- Les % ures Km 6-ptiste Albert au sujet des Portes, a esté tiré des Livres deses Tradu- iràcteur*.cteurs,dont Tun est Bmholi Florentin qui a traduit cet Auteur enItalien, ôc Tautre est Jean Martin , qui Ta traduit en François. Us yont ajouté Tun & Tautre des figures qui ne font point dansl’original,dont ils ont voulu rendre le texte plus intelligible ; il paroist qu’ilsse sont servis des mêmes planches. A dire le vray, il y a divers en- Qui nei’ont p Mdroits ou ils ne T ont pas tr-op bien traduit, comme lorsqu ils disent t0 u". cnKn u p "que tous les Architectes anciens ont fait leurs Portes diminuées par lehaut de la quatorzième partie de leur largeur par le pied .- Ils ne par- £ #
lent pas dans le sens de T Auteur , qui dit seulement que latera in *fummo ex parte fui quarté atque décima graciliora fecere quam in imoCe qui veut dire que les Anciens ont fait les cofiez ou piédroits desPortes par le haut plus eftroits d une quatorzième partie que par le bas y cc
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