LîV RE í X.
Chap* H*
Raisons pour excuserses Interprétés,
O :i ont acomodé1 _ts figures à ceqa'ils ont crû eslremieux.
Autre exemple,
550 COURS D 5 ARCHITECTURE.
Portique, ce que cet Auteur repete exprès afin qu’il n’y ait pointd’équivoque en ces termes, primant illam intégrant altitudinem qu«Jummis capitulis columnarum xquatur -, C’cst à dire, toute cette premièrehauteur qui ejì égale à celle du haut des chapiteaux des Colonnes. Etcependant l’Interprete Italien dit pour expliquer 1 c texte que c’cstla hauteur depuis le pavé jusqu au plancher ; Et dans leur figure, cettedivision fie prend fiur toute la hauteur qui est depuis le pavé jufqu’auhaut du grand entablement. L’on peut dire pour les excuser qu’ilsl’ont apparemment fiait pour rendre les réglés de cet Architecte enquelque façon pratiquables pour les Portes : Car à prendre fies mesu-res au sens du texte , il faudroit que l’cntablement de la Porte auxdeux premiers Ordres, eut plus de la moitié de la hauteur de labaye,a laquelle il ficroit comme 3 à 5 dans le Dorique, & comme 7a ir. dans l’Ioniquc ; Ce qui est insupportable : Aussi bien qu’au Co-rinthien 011 l’entablcment fieroit à la hauteur de la Porte comme j à14 ; ce qui ne vaut pas beaucoup mieux. Ainfi il est à présumer que cesInterprètes ont accommodé leurs figures plutost à ce qu’ils ont crû.devoir estre pour le mieux , qu’à ce qu’ils ont trouvé dans leurAuteur.
Il est encore à remarquer que dans l'Ordre Corinthien , ou il ditqu’il faut partager cette premierc hauteur in partes unde viginti exquihus dau funt partes feptem latitudini vacui , altitudinem autem ejfe-cere duplam ad latitudinem ; C’est à dire en dix-neuf parties , dont il enfaut donner sept à la largeur du vuide faire la hauteur double de Ulargeur j 1 Interprète Italien a mis que les Corinthiens divisent cettehauteur en vingt une parties Çs’c. Où il paroist quil a crû que ce motunde viginti estoit le même que unam viginti , c’est à dire vingt-un,& non pas comme il signifie unam de viginti ou une osté de vingt,c’est à dire dix-neuf.
Quoique conférant le texte de l’Auteur avec ce que fies Interpre-pretes ont dit, il parodie qu’ils n’ayent pas entierement fuivy sonvéritable fiensj Je me fuis néanmoins contenté de le faire remarquerfans rien changer à ce qu’ils ont écrit, asin que chacun puisse jugerde foy-même n les expediens qu ils apportent, pour rendre les pré-ceptes de leur Auteur pratiquables, peuvent estre de quelqu’utilité.C’cst aussi pour cc sujet que j’ay ajouté leurs figures à ce discours.