QUATRIEME PARTIE. $ 9
ne répond ny par Ic haut,ny par le pied à celle de la Porte; la lar-geur néanmoins est à peu prés égale à la moitié de celle de la Porte,la hauteur est à la largeur comme 13 à j; le piédroit du chanbranleest-- de la même largeur. Le bas de l’appui .est élevé , fur le rés dechaussée dú Portique , à une hauteur qui est à celle des Colonnescomme z à 5 ». L’appui est un peu plus haut que la largeur du pié-droit. La baye est cstrestìe par le haut, austibien que celle de la Por-te, & la disserencc des deux largeurs est d’environ ì de celle du pied.L’entablemcnt n'a qu’une corniche au dessus de l’architrave laquelleest de même hauteur; Ainsi celle de la baye est à la hauteur de l’en-tablement comme 13 à z. Les moulures de l’architrave íont deux ban-des, un astragale, un ove, & une réglé; la premiere bande est présdu double de la seconde.
Outre les particularisez de cette Fenestre, il est encore à remar-quer que le chanbranle environne la baye tout alentour uniment 6cfans ressaut dans la façade du dehors du Temple : Mais par le de-dans , l’architrave 6c le linteau du chanbranle fur l’appui passent depart 6c d’autre au delà du vif des piédroits, 6c y font des oreilles oucrossettes tant en haut que fur le bas des Fencstres : la saillie de cesoreilles 6c leur pente au délions du haut de la baye, n’est que dela largeur des moulures de la cymaise des piédroits. L’exemple decette Fenestre est d’autant plus remarquable , qu’il y en a peu dansce qui nous reste de l'A n tique où les piédroits soient , comme di-sent les Italiens, in^ancati, c est à dire avec des oreilles ; ôí peut-estreque celuy-cy 6c l’autre qui fuit, font les seuls où il y en ait en basde la baye comme en haut, ÔC où le chanbranle environne la bayetout autour.
CHAPITRE V.
Autres Portes antiques tirées de Serlio .
V Oicy trois autres desseins de Portes Corinthiennes rappor-tées par Serlio , qui les a tirées des Bâtimens Antiques.Le premier estoit, dit - il , à Paleflrine que l’on appellent autre-fois Prœncfle . Voicy ses mesures. La hauteur de la baye est dedeux quartez, la largeur des piédroits est -J de celle de la baye, lafrise est plus haute d'un quart que l’architrave, la corniche est égale2 u même architrave, c’est à dire à la largeur des piédroits. Les con-soles, dit-il, font comme il se voit dans la figure, aussi bien quele particulier des moulures , dont il ne donne point d’autres mesu-res que celles que l’on peut prendre fur son dessein : Dans lequel ilparoist que la console porte toute la corniche, dont les mouluresqui font fous le larmier font ressaut en dehors en forme de mutulc
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L iv R E I XChap. IV-
RetrefRepar Ic haut.
Le chanbranle totir-ne autour de la bayefans ressaut par de-hors , mais avec descrossettet en haut &en bas par dedans.
Chap. V.
Mesures d’une Porteantique Corinthienne à i J *r /(/•'' t ^ t.
La console portstoute la corniche.