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LIVRE DIXIEME.
DES LVCARNES & CHEMINE'ESI
CHAPITRE PREMIER.
Des Lucarnes.
PRES cé que nous avons dit des portes Ôc des fe-nestres , il relie peu de chose à expliquer sur íe sujetdes Lucarnes & des Cheminées, dont les o Me mensfont les mêmes que ceux des portes. Et pour com->■"■"■ mcnccr P ar ^ cs Lucarnes, qui font des fenestres quel’on met au dessus du grand entablement dans la couverture d’unEdifice , pour donner du jour aux greniers & dans les chambresen galetas que l’on y pratique : Je diray que l’on les faisoit cy-de-vant tres-grandes ôc chargées de grosse Architecture; A qu'à présentl'on 5e contente de les faire beaucoup plus legeres & plus deheates,tant pat ce qu elles font comme les acrotercs ou le couronnementde l’ouvrage entier , que pour ne pas donner tant de charge auxmurs de dessous. On en fait de rondes que l’on appelle des yeux debœuf, d’ovales & de forme quarrée. La largeur de celles - cy peutcílre égale à celle des fenestres de dessous ou peu moindre , ôc leurhauteur d’un quarté, ou tout au plus d’un quaré ôc demi.
On les place fur le grand entablement qui leur sert d’appui ôcdont elles ne doivent pas interrompre le cours ; quoique dans lesbâtimens ordinaires , par un tres-vilain usage des Maçons, la cor-niche soit souvent coupée au droit des Lucarnes. Elles font environ-nées d’un thanbranle proportionné à la largeur, ainsi que nous avonsdit des fenestres, avec un entablement couronné quelquesfois d’unfronton;l’on les appuyé souvent de consoles renversées fur les côtés.Aux petites qui íe pratiquent dans le toit, l’on fe contente d’unchanbranle uni que l’on peut couvrir de plomb pour répondre aufaîte ôc aux amortissemens de la couverture.
les ornertîëns'cieslucarnes & desCheminées font lesmêmes que-ceuxuìcsportes Sc des íe~neitre*.
On ne fait plus deLucarnes pesantescomme aucrefoít»
11 / en a de rondes*d ovales & de o nar-rées.
Leur largeur peuteslrc égale à celle desfenestres, leur hauteúr d’un quarté àun Sc demi,
L’entablement leuríèrt d’appui * qui nedoit point cítíccoupé.
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