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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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C I N QjJ I E M E PARTIE.

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CHAPITRE IX.

Réflexions , m sujet des Ponts , far la solidité des Edifices & far Us

maniérés de les fonder .

A U reste, par tout ce que nous venons de dire de îa doctrinedes Architectes fur le sujet des Ponts, il paroist qu’ils fe fontautant appliquez à nous marquer le foin qu’il faut avoir de travaillerà leur solidité pour les rendre de longue durée, qu’à nous enseignerquels font les ornemens dont nous devons nous servir pour leurdonner de la grâce ou de la beauté. Surquoy je ne puis m’empêchcrde rapporter ìcy quelques réflexions que j’ay faites autresfois fur íesujet de la solidité des Edifices, qui dépend pour la plufpart de leursfondemens ; quoique dans le commencement de ce Cours d'Archi-tecture j'aye déclaré que je n’y traiterois que des choses qui peu-vent contribuer à l’élegance & à la beauté des Bâtimens, lans m’ar-rester aux autres parties, c’est a dire à celles qui font leur salubrité,leur commodité ou leur solidité.

Je dis donc que la condition d’un Architecte, qui fonde un Edi-fice considérable, n’est pas plus avantagée que celle des Médecins,qui ne connoiísent, que fur des conjectures douteuses & incertainesla disposition mccrieurc d’un Corps qu’ils prétendent guérir de quel-que mal, ne pouvans raisonner qu à tâtons fur les changemens infi-nis que produisent les mouvemens précipitez des esprits qui lani-ment. Car quelque foin que prenne un Architecte d’aífeoir fes fon-demens fur un fonds connu bon par la raison & par l'expenence;Qui l’assurera que ce bon fonds ne pose pas fur un autre mollasse& fluide, de l’alteration duquel il fe ressente avec le temps, & d’au-tant plutost qu’il fe trouvera plus chargé fous le poids de l’Edifice,que toutes les autres parties du même terrain qui l’cnvironnent ?

Ceux qui font un peu de réflexion fur les Ouvrages de la Nature,connoiflênc assez qu’il n’y a point de corps fans mouvement, & queceux mêmes, qui fe trouvent engagez & enfermez parmi d’autres quiles enveloppent, font en action perpétuelle & en disposition de s’é--chapper. Et quoique l’on ne voye pas toujours arriver des tremble-mens de terre ou de ces tempestes terribles, que l’on appelle desOuragans en Amerique, (dont j’ay vu des effets prodigieux & qui,peu avant que je viníìe a i’Iíle de saint Christophle, y avoient fait enun moment fecher toutes les Rivières par quelque ouverture, qu’ilsavoient apparamment fait fous la terre, où les eaux qui decouloientauparavant des Montagnes s étoient abîmées : ) li ne faut pas néan-moins douter qu’il ne fcfasse.de continuelles mutations dans la terreaussi bien qu’au dessus , quoiqu'ellcs ne soient peut-estre pas si fre-- queutes, & que nous n en ayons le plus souvent aucune conoissance.

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Livré I.Chap. IX.

t«s Architectesont eu pî us de soindémarquer ce quisedoit faire pour la so-lidité des Ponts ,que pour leurs orne»mens.

Ceux qui fondentfont comme les Mé-decins qui ne sçayentla disposition du de-dans des Corps quepar conjecture.

lî n fond qui paroistbon, peut poser susun mollasse.

U te Fait des chan-gtmens continuelsfous terre auíîi bienqu’au dessus,