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Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
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Livre III.Chap. VIII.

Parce que leursbeaux apparcemenseítoient en bas.

Les noslres font aupremier estage.

Choix de la placed’un Escalier , sagrandeur , sa figure,íòn jour,ses rampes,ses ornemens.

Polir le choix dulieu, il faut qu’il negalle rien à la beau-té du dehors , qu'ilsoit en veiie , qu’iln’interrompc pointle s appartemens ,qu’il foi t beau, clair,aisé, dégagé.

â COURS D’ARCHITECTURE.

& Ics ornemens que nous voyons qu’ils ont affecté de donner auxautres. Vitruve dans la description de ía maison Grecque ne parlepoint d’Escalier , non plus que dans celle de la maison Romaine.Nous ne voyons dans les Thermes aucune marque d’Escalier princi-pal; Ce qu’il y a n’est que pour des degrez degagez& pour des mon-tées secrettes.

Peut-estre que leurs plus beaux appartemens estant dans les bas &fur le plan du rez de chauffée, ils ne se scrvoient des estages dedessus que pour des décharges & pour des logemens de la famille, àqui ces petits Escaliers pouvoient suffire, comme nous faisons auxlogemens des second & troisième estages, c’est à dire de ceux qui{ont au dessus des appartemens principaux. Mais maintenant il n’enest pas de même parmi nous ; Nous plaçons ordinairement nos plusbelles chambres, & les plus beaux membres du logis qui les doiventaccompagner, dans les premiers estages pour des raisons de commo-dité & de salubrité, qu’il n’est pas icy le lieu d’exagerer. Ainsi poury parvenir il faut au moins un Escalier principal, dont la beautépuisse estre en quelque façon proportionnée à celle du reste. Et c’estsur cette hypothèse que j'ay rapporté cy-devant les sentimens desplus grands Maîtres & les réglés qu ils ont establies pour la constru-ction d’un bel Escalier.

Pour donc faire quelque profit de leurs eníeignemens, il me sem-ble que tout ce qu’ils ont dit fur ce sujet peut estre réduit à ces cinqou six conditions, c’est à dire au choix de la place, à la grandeurd un Escalier, à sa figure, au jour dont il doit estre éclairé, à la pro-portion de la hauteur à la longueur des rampes qui est la même quecelle de la hauteur des marches à leur largeur ou giron, & a ses orne-mens. Sur chacune desquelles voicy quelques-unes de mes pensées.

Ils ont cu raison de dire au sujet du lieu où il faut placer l’Esca-lier , que ce n’est pas une chose fort aisée que d’en faire heureuse-ment le choix , en sorte que l’Efcalier ne gâte rien à la fymmetriedu dehors ou du dedans de l’Edisice ; Qff il soit bien en veiie à ceuxqui entrent ; Qu’il n’interrompe rien à la fuite naturelle des appar-temens principaux, ausquels il puisse donner une communicationaisée & degagée ; Qu’il ait toutes les conditions nécessaires de labeauté, de la clarté & de la facilité , & qu’il ne soit ny engagé nyembarrassé luy-même. li n’y a point d’Architecte qui, dans la con-struction d’un Escalier, ne s’efforce de satisfaire à toutes ces condi-tions, s’il le peut, ou du moins à celles qu’il estime les plus nécessai-res ôc les plus importantes. Et l'on peut fur ce fondement juger avecvray-femblance du motif qu’ils ont eu en plaçant la plufpart desEscaliers que nous voyons.