7°3
C I N QJJ IEME PARTIE,
*********************** * **************************************Cfâii'u § 6é^í34t^S)íí¥îié€^í€^î«ií (s€¥^ ; í€*íìì)í C'ê¥li (€&$} Lî4iH^>
LIVRE QUATRIEME
DES CHANCEMENS QVE LA HAVTEVU
m ou ïéloignement peuvent apporter aux parties
de l'Architecture»
CHAPITRE PREMIER.
Sentiment de Vitruwe»
L faut maintenant raisonner fur la cinquième de$raisons que nous avons cy-dcvant posées, qui ontaccoutumé d’alterer les mesures ordinaires des partiesdu bâtiment , c’est a dire fur la differcnce de leurhauteur &c de leur éloignement. Cette raison est tres-considerable , fi nous en voulons croire Vitruve , &quantité d’autres Architectes , quoy qu'à y faire une serieufe réfle-xion , elle doive est te modérée par le jugement qui nous empêchede tomber dans les extremes.
Vitruve dit en plusieurs endroits, & particulièrement au secondChapitre du sixième Livre, que le plus grand foin d’un Architectedoit estre de proportionner les parties de son bâtiment, & de pré-voir ce qu il doit augmenter ou diminuer à leurs mesures après lesavoir déterminées suivant les réglés, pour rendre à son ouvrage labeauté que la difference des lieux, de l’usage & de l’apparancc pou-roit avoir altérée : Et c’est , dit - il, en cela qu’il doit faire paroîtrela force de son esprit ; Car les choses nous paroiffent d une manièrequand elles font prés de nous, & d’une autre quand elles en fontéloignées ou dans une grande hauteur ; d’une maniéré quand ellesfont dans un lieu renfermé , & d’une autre quand elles font dansdes lieux ouverts & libres : Il taut donc beaucoup de jugement &de connoiffance pour pouvoir se déterminer heureusement sur cequ’il y a à faire dans les rencontres.
Le même Auteur, aprés avoir rapporté plusieurs exemples pourfaire voir que la vciie nous repreíente souvent des objets autrementqu’ils ne font, si conclud en ces termes: Supposé donc sà\t-ù 3 que plu-jìeurs choses véritables nous pavoisent faujfe s , (dp que ìesyeux nous les font
Pppppppp ij
ry^ywì
mm
mm
Livre IV.Chap. I.
Vitruve dit que lesmesures doiventestre augmentéesou diminuées àproportion de l’alte-raîionquelles reçoi-vent de la diíFerencedes lieux & del'cloi-
gnement.
Oe qu’il confirmea prés avoir rapportéles tromperies de laveuc.