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mis en pratique. Le canevas géométrique se compose d’un réseaude quatre-feuilles reliés entre eux par de petites rosaces circu-laires, précisant la forme des quatre-feuilles comme un ac-compagnement fait d’une mélodie. Les ornements inscrits dansles intervalles de ces quatre-feuilles prennent beaucoup plusd’importance comme surface que ceux tracés à l’intérieur ; afinde faire encore prédominer la forme principale, en en laissant res-sortir le fond.
SCULPTURES ARABES.
(No d'ordre 91)
La suite de sculptures arabes, que nous avons données dansplusieurs numéros, montre aussi l’observation des mêmes prin-cipes; et, ]>our ne nous occuper que de la planche de la présentelivraison, ils sont si parfaitement lisibles dans la figure 3, qu’ilest inutile d’y insister davantage. S’ils sont moins apparents dansla figure 2 ; en l’étudiant quelque peu, on y retrouve l’élémentgéométrique, qui dans cet exemple n’a pas été conservé dans ledessin définitif, et lui a seulement servi de générateur. Les mêmesobservations peuvent s’appliquer aux figures 1 et 4.
Nous classons cette planche parmi la décoration peinte, cettesculpture n’étant qu’un dessin sans modelé, en très-faible reliefsur le fond, et destiné à être peint. Cette union du relief et de lapeinture mérite cependant d’être remarquée; les Arabes y furentconduits pour isoler plus fortement les différents tons et accuserplus nettement le dessin, qui, aux rayons éclatants du soleiloriental, se fût confondu avec les fonds.
ASSIETTE
d’après tjne ancienne gravure.
(No d’ordre 95)
Nous retrouvons les mêmes procédés dans les rinceaux dé-corant ce plat ainsi que les deux autres déjà publiés. Cette orne-mentation est évidemment inspirée de l’art oriental et en possèdetout le caractère. Il est inutile d’attirer l’attention du lecteur surla pureté et la netteté avec lesquelles les ornements se détachentdu fond, et aussi, sur l’habileté et le goût avec lesquels les courbesse développent et se contrarient, malgré la complication apparentedu dessin.
Nous ne nous arrêterons pas sur les tracés primitifs des deuxpremiers plats, tant ils sont clairement précisés. Nous nous bor-nerons seulement à indiquer que cette dernière composition estengendrée par quatre cercles disposés à angle droit, dans lesquelss’inscrivent les grandes volutes, et par quatre autres cercles d’undiamètre moitié plus petit, donnant aussi naissance à des volutesdans l’intervalle des quatre premières.
(No d’ordre 135.)
Les bijoux antiques du musée Campana et de la collection deLuynes ont eu, depuis quelques années, la plus heureuse influencesur l’orfèvrerie moderne. Nos fabricants, mettant de côté lesguillochures informes exécutées au marteau dont ils bosselaient ,
leurs produits, ont repris enfin les bonnes traditions longtempsoubliées. Jusqu’à présent, ce progrès n’a donné lieu qu’à des imi-tations plus ou moins fidèles de la bijouterie antique; mais, encopiant ces beaux modèles, nos orfèvres étudient les procédésde cette grande époque, et ils en tireront, quelque jour, des com-positions originales, ayant leur valeur propre.
Les spécimens de notre gravure, tirés de la collection si géné-reusementofferte par le duc de Luynes à la Biblothèque impériale,mettent en évidence le goût et la science que savaient déployerles anciens dans les profils, l’effet générai et la coloration deleurs bijoux.
Le collier est un chapelet dont les grains d’or alternent avecdes grains de grenat maintenus par de petites agrafes striées, afind’en augmenter la coloration etdeles faire participer autonfoncéde la pierre ; tandis que les grains d’or, laissés lisses au contraire,et dont le profil présente une partie droite pour en rendre laforme moins indécise, tranchent sur le ton du grenat, qui à sontour fait valoir l’éclat de l’or. L’attache du collier, loin d’être dis-simulée, est franchement accusée par les deux petites têtes engrenat retenant l’œil et le crochet.
L’agrafe, probablement destinée au même emploi que nos bro-ches modernes, est aussi consciencieusement traitée ; elle est en-tourée d’un cerle émaillé de triangles rouges et de six rectan-gles verts. Les petites boules, qui à l’extrémité des chaînettesprécèdent les pendeloques, sont en plomb; elles servent à lesmaintenir dans une position verticale en leur donnant du poids.La plus grande de ces pendeloques est en opale, les deux petitesen or.
Ce que nous venons de dire peut s’appliquer aux boucles d’o-reilles. Nous pensons que celle de gauche, ornée d’un grenat,devait faire partie de la même parure que le collier, et que l’au-tre terminée par une pendeloque en opale, devait figurer à côtéde l’agrafe.
A. DeLaRocQue.
MODÈLES DE LA CÉRAMIQUE ANTIQUE
(No d’ordre 100)
Nous avons promis de continuer l’explication des modèles dela céramique antique. Yoici l’usage et les noms de ceux quedonne aujourd’hui notre estampe.
Les fig. 1, 2 et 3, réprésentent différentes variétés de coupesdites kylix (xul.t?, calices) ; leur origine et l’explication de leurforme est dans leur nom môme.
La première est la coupe ordinaire. La seconde porte le nomde coupe d’Arcésilas . Comme nous devons en publier un modèle,plus orné, plus développé, nous expliquerons alors pourquoi on adonné à ce vase le nom d’un philosophe stoïcien. La troisièmea nom Schyphos (o^ufos). C’était surtout à Naucrates qu’était lagrande fabrication des coupes. Dans l’Étrurie , on vendait à Yulcides kylix ornés d’yeux qui devaient préserver de la jettatura. Lacoupe a toujours, dans l’esprit des peuples primitifs, un caractèresacré.
La fig. 4 est un karchesion, vase à boire.
Les fig. 6 et 8 sont des kantharos, aussi vases à boire.
On attribuait à Bacchus lui-même l’invention du kantharos.
Le luxe des anciens pour leurs vases de table était énorme