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Tome premier.
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VI
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VJ PRÉFACE.

sons prétexte que la trigonométrie sphérique est réellement contenuetoute entière dans une équation fondamentale, pour chaque questionon veut partir de cette équation première , et l’on se donne, à chaquefois, la peine de refaire, sous une autre forme, la trigonométrie touteentière. On voudrait ainsi nous porter d’un excès dans un autre nonmoins nuisible : ce serait, à plaisir, rendre plus longues et plus obscuresles avenues d’une science dont trop de personnes déjà se sentaientécartées par les difficultés qu’on lui suppose assez gratuitement. Eneffet, à la réserve des perturbations planétaires, qui exigent l’analysela plus savante, laquelle même n’y suffit pas toujours, tout le reste,c’est-à-dire les mouvemens sphériques et elliptiques, les phénomènesannuels ou diurnes, les éclipses, le cours des comètes, les observa-tions et les calculs de toute espèce, tout cela suppose uniquement latrigonométrie et quelques théorèmes de la géométrie la plus élémentaire.

Les observations n’exigent presque aucune théorie, et sont, par elles-mêmes , une occupation plus propre à donner des partisans à l’Astro-nomie qu’à lui en ôter. Les calculs sont plus longs et plus fastidieux, ilssont, en général, fort peu du goût de ceux qui ont fait quelques pro-grès dans l’analyse. D’ailleurs nos grands Géomètres, et surtout l’auteurde la Mécanique céleste, paraissent avoir épuisé tout ce qui restait àfaire dans l’Astronomie transcendante ; ils ont réduit tous les grandsproblèmes en équations, où l’Astronome, sans être lui-même un ana-lyste bien habile, peut substituer les nombres qu’il tire de ses obser-vations ; ce genre de calcul n’est même nécessaire que pour celui quiveut construire de nouvelles tables planétaires, ou perfectionner cellesqui sont en usage, c’est-à-dire pour deux ou trois Astronomes par géné-ration. Les autres ont rarement besoin de ces théories relevées ; avecdes connaissances plus communes on peut se rendre très-utile, par letravail des observations et par le soin beaucoup plus pénible de lescalculer.

C’est donc l’Astronome -pratique qu’il importe d’encourager, en écar-tant toutes les difficultés qui pourraient le rebuter - ^cst pour lui prouvercombien l’Astronomie est aisée, que j’ai formé le plan de ce Traité,que j’en ai ordonné les différentes parties et rédigé tous les détails.Mais en ramenant tous les problèmes usuels à la plus simple géométrieou à l’analyse la plus élémentaire, partout je me suis imposé la loid’être exact et rigoureux. Aux solutions indirectes ou imparfaites donton s’était contenté trop long-tems, j’ai tâché de substituer des formules