ga ASTRONOMIE.
faites mouvoir le curseur pour qu’il couvre l’objet, et notez les nombresdes deux cadrans.
La diffe'rence des nombres marque's par les cadrans dans les deux ob-servations , aura évidemment la même valeur que l’intervalle des deuxdivisions du limbe : réduisez cet intervalle en secondes et divisez-le parle nombre des parties du micromètre, le quotient sera le nombre desparties du micromètre qui répond à i" de degré.
Recommencez ensuite en partant d’un autre point de la division et don-nant au curseur un mouvement plus considérable; faites de cette manièreautant de mesures différentes que le mouvement du curseur pourra lepermettre, vous connaîtrez la valeur des pas de vis, et VOUS verrez si cettevaleur est la même dans toute l’étendue de la vis.
Exemple. Par un milieu entre dix comparaisons faites à Bourges parLa Caille en 1739, je vois que 342 parties du micromètre, ou 8 tours et22 parties, équivalaient à 10' ou 600"; ainsi chaque seconde valait
= 0,57 du micromètre , et chaque partie du micromètre valait
— 1",754386. Or on estimait aisément une demi-partie sur le cadran :ainsi, au moyen du microscope, un quart de cercle de deux pieds derayon, dont le limbe n’était divisé que de 10 en 10', pouvait donner lessecondes. On voit l’avantage immense des observations modernes surcelles des Grecs, qui ne pouvaient avoir sur leurs instrumens de divi-sions plus petites que 10', et qui n’avaient pas, comme nous, le secours dumicroscope, pour juger à quel point point précis de la division répondaitl’alidade, au lieu que tous nos verniers portent des microscopes, soitpour faire correspondre le zéro du vernier à l’une des divisions du limbe,soit pour estimer les fractions des intervalles.
14. Passons maintenant au micromètre extérieur; il est placé à la visde rappel qui donne à la lunette un mouvement lent et régulier quandon l’a fixée contre le limbe à la hauteur de l’astre à peu près. Quand 1 astreentre dans la lunette, on tourne cette vis jusqu à ce que le fil de la lu-nette coupe en deux exactement l’étoile qu’on veut observer; quandl’observation est faite, on amène contre le zéro du cadran de la vis unindex qui tourne à frottement et qui ne reçoit de la vis aucun mouvement;alors on tourne la vis de rappel jusqu’à ce que le zéro du vernier ré-ponde bien juste à l’un des points de la division ; le chemin qu’a fait l’ai-