4 ASTRONOMIE.
était hypoliptique , c’est-à-dire restant en arriéré quand elle avançait enlongitude; parce qu’alors elle passait plus tard au méridien, et qu’ellerestait eu arrière de l’étoile avec laquelle elle avait passé la veille.
Ce que nous appelons marche rétrograde , les Grecs l’appelaient'Tifoyfymuj , mouvement en avant; parce que la planète se meut demanière à passer plutôt au méridien, et à devancer l’étoile avec laquelleelle avait passé la veille.
Us appelaient '7tfoyiyovg,eva. ) antecedentia , marchant à la tête, les pointsde l’ecliptique qui avaient une longitude moindre ; ï 7 ropitvtt., consequentiales points qui étaient plus avance's en longitude, et suivaient les autresau méridien.
5. Les astronomes modernes se sont trompés souvent au sens deces mots; ils ont cru que la planète était hypoliptique et qu’elle étaiten arrière quand elle avait une longitude moindre ; c’est alors au con-traire quelle est 7rfoyiyovfiivn , qu’elle devance au méridien.
Une planete est donc directe, quand elle se meut, ttç 'rot ^vropiévot yin consequentia , suivant l’ordre des signes ; c’est alors qu’elle est hypo-liptique. Elle est rétrograde quand elle se meut, «ar rct, 7TfoYiyovfnvci ,contre l’ordre des signes, quand sa longitude diminue et qu’elle avanceson passage au méridien.
Ainsi, quoique ntfoyyvcriç et rétrogradation soient précisément l’op-posé l’un de l’autre grammaticalement, ces deux mots signifient pré-cisément la même chose ; mais ces mots sont relatifs. Les Grecs con-sidéraient le mouvement par rapport au méridien, et nous le consi-dérons par rapport au premier point de l’équateur et de l’écliptique; etcomme ces deux directions sont opposées, ce qui est direct par rapportau méridien est rétrograde par rapport aux divisions de l’écliptique.
6. Les anciens et les astronomes du moyen âge jusqu’à Copernic ,faisaient une attention particulière aux stations et aux rétrogradationsdes planètes; et ces phénomènes étaient en effet inexplicables dans lesystème de ceux qui faisaient de la terre le centre de tous les mou-vemens célestes. On ne voyait aucune raison qui pût déterminer laplanète à s’arrêter d’abord, puis à se mouvoir e«» sens contraire, s’ar-rêter de nouveau, et puis reprendre sa première direction. Il nj arien dans tout le système planétaire qui mérite mieux aux cinq petitesplanètes le nom d’astres errans qu’on leur a donné , que cette variété