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Tome troisième.
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58o ASTRONOMIE.

au moyen d’nne petite calotte de cuivre ( fig. 106), dont la partieinférieure UX était une portion de sphère d’un rayon égal à celui dela boule. Une légère couche de suif, mise entre la boule et la calotte,produisait une adhérence assez forte pour soutenir le poids ; ce moyendonnait la facilité de suspendre la boule successivement par les pointsopposés de sa surface, ce qui servait à corriger les erreurs provenantde l’inégale densité et de la non-spliéricité. Le fil du pendule passaitpar un petit trou pratique dans la partie supérieure qui excédait lacalotte, et y était tenu par une vis de pression. C’était aussi par unevis de pression que le bout supérieur était fixé à la queue CD ducouteau. On donnait au fil une longueur telle, qu’il faisait un peumoins d’une oscillation pendant que la lentille de l’horloge en faisaitdeux : de cette manière, Ips mouvemens ne s’accordaient que par in-tervalles d’autant plus grands, que la durée des oscillations approchaitdavantage d’être double de la durée des oscillations de la lentille.

118. Au milieu de cette lentille (fig. io3) onavait collé un papier <?à fondnoir, sur lequel se croisaient deux lignes blanches formant avec l’horizondes angles de 45°- L’horloge étant arrêtée et le pendule également enrepos, on fixait la lunette O dans la direction OPe , passant par le fildu pendule et l'intersection des deux lignes; et l’on plaçait à une petite

distance du pendule, un écran à fond noir QRS, dont le bord verticalQS couvrait la moitié de l’épaisseur du fil du pendule. Cette dispositionétant faite, on mettait le pendule et la lentille en mouvement, et l’onobservait les tems où le fil et l’intersection e disparaissent derrièrel’écran. On marquait l’instant où les deux disparitions étaient simul-tanées. Bientôt après, la lentille arrivait à l’écran avant le pendule,et dès quelle avait gagné sur lui deux oscillations , on observait unsecond concoui’S, puis un troisième, et ainsi de suite, jusqu’à ce queles oscillations du pendule étant devenues très-petites, l’observationcessât d’être aussi certaine.

iiq. Le pendule mis en oscillation, conservait un mouvement biensensible pendant 12 heures, mais on ne l’observait que pendant 4 ouS heures. Borda remarque que quand l’intervalle d’un concours à l’autreétait de 5o', et que les oscillations n’étaient pas trop petites, l’incer-titude sur 1 instant du concours n’était pas de 3o"; d’où il résulte quela discordance était sensible aux yeux de l’observateur, lorsqu’un des