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il n’apas deserò aux auteurs qu’il a vus , sinon peut-étre justement *quelqu’un qui se trompoit le plus, mais qui donnoit dans sou humeur;car ayant d’ailleurs coutume de rapporter les chol'es sor: amplemeut, <xméme les disterentes opinions ; il lemble que c’est ici par caprice oupaiìion, qu’il a omis ce qui s’étoit palle pour Frideric, qu’il ne pou-voit ignorer entiérement ; òc nous avons d’ailleurs des preu^es, qu’iln’etoit guéres aftèctionne à la malfo n de Bruni vie, òc qu’il a iupprimépar exemple la qualité de Due de Saxe, qu ‘Albert de Sia.de (qu'il copie)donne à Henn Conce Palatin fiere de 1 Empereur Othon IV. , contre-failant, l’ignorant, comme s’il ne comprenoit pas, qui pouvoit ètte ceFlenricus Dux. D’ailleurs la narratimi de Cranzius est mamfestement fausteen ce qui nous est contraire. Tous les auteurs dilent que Fnderic a ététué au retour avant l’élection de Rupert ; 6c Cranzius veut que cela loitani ve lorlqu’il venoit de laluei ce Rupert elu. Dependant Frideric a ététué le 5. de Juin, òc Rupert a éte elu au mois de Septembre, ou à lafin d’Aoust. De plus on lait que Frideric élu retourna de l’astèmblée deBrancfort en compagnie de Rudolphe Electeur de Saxe, qui sut priaquand Frideric sut tue; Òc Sigifmond Prince d’Anhalt n’échappa qu’avecpeine. Or Mr. De Larroque reconnoit, suivant l’ritheme , que cet Electeurn’a pas assisté à l’Election de Rupert , òc toutes les circonstances fontvoir que Cranzius s’éloigne entiérement de la vérité.
Je ne vois pas pourquoi Mr. De Larroque dit, qu’en ce tems l’Bm->pire n’étoit guéres donné au mérite. Charles IV ., Rupert , Òc Sigifmond11’en manquérent point , òc Frideric avoit encore , aussi-bien que lesautres, la puissance òc l’édat. 11 avoit Brunsvic òc Lunebourg ensembleen vertu de la primogeniture, ayant réuni les terres de deux branches;il avòit remporté plulieurs victoires insignes qui rendoient fon nom fa-meux, òc on cherchoit un Prince de fa torce, pour relevet l’honneurde l’Empire, comme il avoit relevé fa maifon ; òc Rupert Cobite Pa-latiti , dont on ne connoissoit guéres d’exploits, ne lui étoit pas com-parable; austi n’a-1-on presque parlé de lui qu’après la mort de Fri-deric } Òc on ne trouve pas qu’ils ayent été competiteurs , comine iltcmble. que Mr. De Larroque, l’a pris , en comptant contre Frideric lenombre des voix qui ont été pour R.upert ; au lieti, que s’il en manquoità Frideric, elles pourroient avoir été pour Jofque, (mais sans esset alors)s’il est vrai que les Archevéques de Mayence òc de Cologne avoientde Finclination pour lui selon quelques auteurs. Car quant à Rupert,des auteurs discnt qu’il refusa l’Empire au commencement, jugeant peut-etre que Frideric y étoit plus propre, òc que ce ne sut qu’après la morìde Frideric, que les Eleéteurs l’élurent à Bappard, où pourtant ceuxde Saxe òc de Brandebourg manquérent.
Je ne fais ce que Mr. De Larroque entend par la matricule de l’Em-pire , où il doute que le nom de Frideric se trouve: Car ce que nous
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