OPERA PHILO LOGIC A. ai
délivrer de ces trois grands fleaux , la guerre, la peste, Se la semine.Quant aux deux deruiers , chaque Souverain le peut ; mais Lontre laguerre il faudroit cet accorci des Souverains qu’il est difficile d’obtenir.Cotte matiére curieuse pouvoit recevoir de plus grands embellistemens,sur - tour par l’Histoire.
Je m’imagine que Mr. Sully , l’Anglois , est enfoncé dans quelqueouvrage mécanique, Se qu’il sera affidu chez Meffieurs de l’Academie jcar il est fort applique à fa proseffion. Je ne fai s’il vous aura donneun petit Traité sur la manière de bien gouverner les Horloges à pen-dule Se les Montres à spirale, qu’il a fait imprimer à Vienne. Il y ajoint une petite Lettre sur l’invention de ces choses, que je lui ai écrite.Il est asturément capable d’y seire quelque chosc de bon. Et comme ilest jeune , laborieux , Se ingénieux , je l’ai exhorté à entreprendre unOuvrage complet sur l’Horlogerie , qui nous manque encore. Il y amille jolies inventions qui mériteroient d’étre décrites. Ainsi fungor vicecotis. Cependant vous serez bien , Monsieur, de le seire appeller : ilm’a parti modeste Se officieux; il a peut-étre eu peur de vous impo»tuner. Je n’aspére pas qu’il soit alle quelque part : en ce cas il auroittort de n’avoir pas pris congé de vous; Se j’espére encore plus qu’il nesera point tombe malade.
Vous aurez la bontè, Monsieur, de marquer à Mr. l’Abbé Conti Seà Mr. l’Abbé Fraguier combien je leur suis obligé de leurs bontés, Sede leurs bons souhaits, que je rends de tout mon coeur pour beaucoupd’années. Mr. Hermann Se Mr. Bourguet m’ont dit des merveiiles deMr. l’Abbé Conti. Je souhaite qu’il seste part au Public de ses médi-tations belles Se singuliéres» Mr. l’Abbé Fraguier ne m’est pas seulementconnu par vòtre moyen, il y a long-tems qu’on me l’a loué commeun excellent Poete, Se comme un excellent Philosophe ; encore dernié-rement Mr. le Comte de Bonneval me fit son éloge à Vienne. J’attendsavec impatience l’ouvrage dont vous me parlez, Monsieur, Se qui ren-dea vos belles Statues vivantes.
Le R. P. de ‘Vour nemine m’a fait sevoir qu’on a fait réimprimer monOuvrage à Paris, Se qu’il ne se debite pas mal. S’il éteit vendu , onpourroit songer à une nouvelle édition , Se vous en seriez le mastre,Monsieur ; Se me seriez plus d’honneur que je ne mérite en voulantprendre so in de ce qui la pourroit embellir, comine feroient sens sautéles deux beaux Poémes de Mr. l’Abbé Fraguier. Si quelque perforineprofonde Se sincère à Paris nous vouloit donner quelques objections di-gnes d'étre réselues , on en pourroit profìter. J’accepte de tout moncoeur l’offie obligeante que vous me seites, Monsieur, de me communi-quer des nouvelles de votre République des Lettres. Mais vous avezoublié de m’en donner de Mr. votre srére, qui est si prof md ; Se surle souhait que j’ai seit qu’il veuille se donner le loisir de tiaiter rr.athé-
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