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5 (1768) Opera Philologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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OPERA PHILO LOGIC A. ai

délivrer de ces trois grands fleaux , la guerre, la peste, Se la semine.Quant aux deux deruiers , chaque Souverain le peut ; mais Lontre laguerre il faudroit cet accorci des Souverains quil est difficile dobtenir.Cotte matiére curieuse pouvoit recevoir de plus grands embellistemens,sur - tour par lHistoire.

Je mimagine que Mr. Sully , lAnglois , est enfoncé dans quelqueouvrage mécanique, Se quil sera affidu chez Meffieurs de lAcademie jcar il est fort applique à fa proseffion. Je ne fai sil vous aura donneun petit Traité sur la manière de bien gouverner les Horloges à pen-dule Se les Montres à spirale, quil a fait imprimer à Vienne. Il y ajoint une petite Lettre sur linvention de ces choses, que je lui ai écrite.Il est asturément capable dy seire quelque chosc de bon. Et comme ilest jeune , laborieux , Se ingénieux , je lai exhorté à entreprendre unOuvrage complet sur lHorlogerie , qui nous manque encore. Il y amille jolies inventions qui mériteroient détre décrites. Ainsi fungor vicecotis. Cependant vous serez bien , Monsieur, de le seire appeller : ilma parti modeste Se officieux; il a peut-étre eu peur de vous impo»tuner. Je naspére pas quil soit alle quelque part : en ce cas il auroittort de navoir pas pris congé de vous; Se jespére encore plus quil nesera point tombe malade.

Vous aurez la bontè, Monsieur, de marquer à Mr. lAbbé Conti Seà Mr. lAbbé Fraguier combien je leur suis obligé de leurs bontés, Sede leurs bons souhaits, que je rends de tout mon coeur pour beaucoupdannées. Mr. Hermann Se Mr. Bourguet mont dit des merveiiles deMr. lAbbé Conti. Je souhaite quil seste part au Public de ses médi-tations belles Se singuliéres» Mr. lAbbé Fraguier ne mest pas seulementconnu par vòtre moyen, il y a long-tems quon me la loué commeun excellent Poete, Se comme un excellent Philosophe ; encore dernié-rement Mr. le Comte de Bonneval me fit son éloge à Vienne. Jattendsavec impatience louvrage dont vous me parlez, Monsieur, Se qui ren-dea vos belles Statues vivantes.

Le R. P. deVour nemine ma fait sevoir quon a fait réimprimer monOuvrage à Paris, Se quil ne se debite pas mal. Sil éteit vendu , onpourroit songer à une nouvelle édition , Se vous en seriez le mastre,Monsieur ; Se me seriez plus dhonneur que je ne mérite en voulantprendre so in de ce qui la pourroit embellir, comine feroient sens sautéles deux beaux Poémes de Mr. lAbbé Fraguier. Si quelque perforineprofonde Se sincère à Paris nous vouloit donner quelques objections di-gnes d'étre réselues , on en pourroit profìter. Jaccepte de tout moncoeur loffie obligeante que vous me seites, Monsieur, de me communi-quer des nouvelles de votre République des Lettres. Mais vous avezoublié de men donner de Mr. votre srére, qui est si prof md ; Se surle souhait que jai seit quil veuille se donner le loisir de tiaiter rr.athé-

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