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5 (1768) Opera Philologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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OPERA PHILOLOGICA. zr

Conti prend connoilsance de notre Dispute , & en a communication,quoiquii ne me dise plus rien depuis ce que vous mavez envoyé defa part. Jusquici on na pas bien vu les conséquences de ce grand prin-cipe que rien narrive sans une raison suffisante, Le il sensuit entre autres,que lEspace nest pas un étre absolu.

Je suis fort coment que Mr. lAbbé Conti estinte Mr. Necrton , & enprofite : & comme il ne me connoît guére, je ne ferola point furprissil panchoit plus de fon còte ; mais je ferola fâché quil eut fait quel-que chofe à mon égard, à quoi jaurois eu fujet de ne me point atten-ere. Je favola prié de proposer un Problème sana me noinmer; je croiaquil saura oublié. Mais la résolution en certaina cas particuliera, commeen Coniques, nest rien; je nen avola parie que pour faire entendre leProblème en general. Le fila de ìtAr. Bernoulli , jeune garjon de grandeespérance, fa bien résolu dans un cas particulier dea Coniques. MaisMr. Bernoulli en a donne une solution generale, Le cest la fonattend ceux qui se vantent de mieux savoir le calcul dea difìerences,que Mr. Bernoulli Le mes arnia en France. Mr. f Abbé Varignon mafait un détail de faudience que fAcadémie dea Sciences a eue deMonsieur le Régent, & cela ma charme. De ce beau début ne peu-vent suivre que dea conséquences belles, Le ménte importantes pour lebien général.

Je tuia bien alfe, Monsieur, que vous soyez ami de Milord Stairs :& vous mobligerez en lui presentare mes respects, quoique je lui foiainconnu. Je tuia bien afsuré que le vrai intérét de la France , & deMonsieur le Régent est tel que vous dites, 6c je ne voudrois pas quedea pointilles portassent les gens à sen écarter. Je tuia ménte persuadeque dans létat présent dea choses , le feu Roi , sil vivoit encore, ypenscroit plus dune foia, avant que de sécarter de la Paix dUtrecht,sur - tour après la Suède bannie de notre Continent. Car tonte lAlle-magne a maintenant les maina libres pour secourir f Angleterre Le laHollande, qui ne manqueroient pas dentrer conjointement en guerre,si fon violoit le Traité dUtrecht, & seroient capables de le foutenir,quand ménte lEmpereur seroit obligé de faire la guerre aux Turcs,comme je croia quil arriverà selon toutes les Lettres de Vienne, si lesTurcs poutfent la guerre coiere les Vénitiens.

Je trouve fort raifonnable que la Sorbonne foit pour la fupérioritédea Condies , Le pour les Libertés Gallicanes ; mais je ne voudrois pasquon prît trop le parti de la prétendue Giace efficace par elle-méme,Le dautres sentimens outrés des Disciples de St. Augujtìn. Je croia avoirdéveloppé Le distingue ces choses dans ma Théodicée , Le je voudrois sa-voir ce quen jugent les Théologiens qui ne sore pas trop pour outrerles matiéres. 11 faut que je soia un peu plus libre pour achever tout-à-fait mon Discours sur la Théologie naturelle Chinoife. Je vous domande

pardon,