OPERA PHILOLOGICA. zr
Conti prend connoilsance de notre Dispute , & en a communication,quoiqu’ii ne me dise plus rien depuis ce que vous m’avez envoyé defa part. Jusqu’ici on n’a pas bien vu les conséquences de ce grand prin-cipe que rien narrive sans une raison suffisante, Le il s’ensuit entre autres,que l’Espace n’est pas un étre absolu.
Je suis fort coment que Mr. l’Abbé Conti estinte Mr. Necrton , & enprofite : & comme il ne me connoît guére, je ne ferola point furpriss’il panchoit plus de fon còte ; mais je ferola fâché qu’il eut fait quel-que chofe à mon égard, à quoi j’aurois eu fujet de ne me point atten-ere. Je favola prié de proposer un Problème sana me noinmer; je croiaqu’il saura oublié. Mais la résolution en certaina cas particuliera, commeen Coniques, n’est rien; je n’en avola parie que pour faire entendre leProblème en general. Le fila de ìtAr. Bernoulli , jeune garjon de grandeespérance, fa bien résolu dans un cas particulier dea Coniques. MaisMr. Bernoulli en a donne une solution generale, Le c’est la où fonattend ceux qui se vantent de mieux savoir le calcul dea difìerences,que Mr. Bernoulli Le mes arnia en France. Mr. f Abbé Varignon m’afait un détail de faudience que fAcadémie dea Sciences a eue deMonsieur le Régent, & cela m’a charme. De ce beau début ne peu-vent suivre que dea conséquences belles, Le ménte importantes pour lebien général.
Je tuia bien alfe, Monsieur, que vous soyez ami de Milord Stairs :& vous m’obligerez en lui presentare mes respects, quoique je lui foiainconnu. Je tuia bien afsuré que le vrai intérét de la France , & deMonsieur le Régent est tel que vous dites, 6c je ne voudrois pas quedea pointilles portassent les gens à s’en écarter. Je tuia ménte persuadeque dans l’état présent dea choses , le feu Roi , s’il vivoit encore, ypenscroit plus d’une foia, avant que de s’écarter de la Paix d’Utrecht,sur - tour après la Suède bannie de notre Continent. Car tonte l’Alle-magne a maintenant les maina libres pour secourir f Angleterre Le laHollande, qui ne manqueroient pas d’entrer conjointement en guerre,si fon violoit le Traité d’Utrecht, & seroient capables de le foutenir,quand ménte l’Empereur seroit obligé de faire la guerre aux Turcs,comme je croia qu’il arriverà selon toutes les Lettres de Vienne, si lesTurcs poutfent la guerre coiere les Vénitiens.
Je trouve fort raifonnable que la Sorbonne foit pour la fupérioritédea Condies , Le pour les Libertés Gallicanes ; mais je ne voudrois pasqu’on prît trop le parti de la prétendue Giace efficace par elle-méme,Le d’autres sentimens outrés des Disciples de St. Augujtìn. Je croia avoirdéveloppé Le distingue ces choses dans ma Théodicée , Le je voudrois sa-voir ce qu’en jugent les Théologiens qui ne sore pas trop pour outrerles matiéres. 11 faut que je soia un peu plus libre pour achever tout-à-fait mon Discours sur la Théologie naturelle Chinoife. Je vous domande
pardon,