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on-en volti des échantillons dans mon Codex Jukxs GeNTITJMDxplomatxcus, Lc quelques réflexions la-dessus dans ma Préface.
» Les Rois de France étoient traités plus doucement que les autres, parceque les Papes en avaient plus de besoin. Dans le Concile de Constanceon s’avisa de donner un peu plus de forme à cette Societé, en traitantles astàires par nations. Et comme il n’y avoit point de Pape alors »l’Empereur Sigismond y fut le Direòìeur de la Societé Chrétienne. Ony prit méme des mesures pour tenir souvent de tels Conciles. Mais lesPapes qui en devoient étre bien aises pour exercer & étendre leur auto-rità , n’ayant pas les qualités d’un Nicolas I. ou d’un Grégoire VII. , s’yopposérent, craignant d’étre soumis eux - mémes à la censure. Et ce futle commencement de leur décadence. Auffi vit-on un peu après detrès - mauvais Papes , & qui avoient de la peine à maintenir l’autoritéde leurs ancétres. L’élévation des deux Maisons rivales survint alors avecle rétablissement des Lettres. Enfin, la grande Réforme dans l’Occidentchangea extrémement l’état des choses, Lc il se fit une Sciffion, par la-quelle la plus grande partie des peuples, dont la langue est originai-rement Teutonique, fut détachée des peuples dont la langue est origt-nairement Latine.
Cependant je crois que s’il y avoit eu des Papes en grande reputano»de sagesse Lc de vertu , qui eulsent voulu suivre les mesures prises àConstance, ils auroient remédié aux abus, prévenu la rupture , 6 1 sou-tenu , ou méme avance davantage la Societé Chrétienne.
Cependant on peut dire encore présentement, que l’Empereur a quel-que droit Lc direction dans la Societé Chrétienne , Lc c’est ce que saDignité lui donne, outre la préséance. Ainsi je ne crois pas qu’il seroitjuste, Lc à propos, de détruire tout d’un coup le droit de l’Empire Ro-main, qui a subsisté depuis tant de siécles. Charles VI. est austì - bien endroit que Charles V. d’aller prendre la Contenne Impériale à Rome, Lcde se taire reconnoître sur les lieux Roi de Lombardie Lc Empereurdes Romains; il n’a perdo aucun des droits que Charles V. avoit encore ;il n’est pas méme hors de poste Istori. Les Jurisconsultes favent qu’on neperd pas ses droits, ni méme leur posseiston, quand l’occasion ne se prè-mente pas de les exercer ; Lc qu’on n’est de méme obiigé de les taire va-loir, que lorsque ceux qui doivent ces droits déclarent qu’ils s’en veti-leni soustraire. Ainsi comme Mr. l’Abbé de St. Tiene nous a donné deuxPlans de la Societé Chrétienne, l’un où l’Empereur avec l’Empire en sakun membre, & ne compose qu’une voix: l’autre où l’Empire est anéami,Lc où l’Empereur n’auroit de voix que comme Souverain Héréditaire, Lcoù les Electeurs auroient chacun une voix ; je dois étre- plutòt pour lepremier. Et la justice présérera auffi ce pian, suivant le principe mémede Mr. l’Abbé de St. Pierre , que la Societé Chrétienne doit laistèr lescholes dans le préi'ent état. Et comme le Duché de Savoye, Lc la Princi-