OPERA PH 1 LOLOGICA. ,j> f
Frideric Henri acheva d’établir la République des° Province! unies desPays bas, par la négotiation de la paix de Munster, qu’il favorita , maisqui ne fot achevée qu’après fa mort , par un Traité où le Roi d’Espagnerenon^a à tous scs droits. Mais avant que d’y venir , le Prince pouflkvigoureulèment la guerre , premiérement pour les Etats feuls , puis encompagnie de la France ; il gagna des batailles , & prit quantité de places.La France & autres lui donnérent le tìtre d'Allesse au lieu de celui d’Ex-ceilence que lui Se ses fréres avoient eu auparavant. Mais ce Prince s’ap-percevant que l’Efpagne alloit étre trop affoiblie, &, que la France alloittrop prendre le dessns , donna la inain à la paix malgré les instances desFrancois, il eut â' Amelie •Comiefte de Solms un fils Guillaume , pére daiRoi Guillaume ; Se quatre filles : Louise mère du Roi de Prude , Hen-riette Amelie épouse de Guillaume Frideric Prince de Nassau , Gouverneurde Groningue Sec. Henriette Catherine mariée à Jean George Prince d’AnhaltDeilàu , Se enfin Marie épouse de Henri Louis Maurice Prince Palatin deSimmeren. Le Prince Frideric Henri omet dans son I itre la S'eigneuriede Leke ( que Maurice avoit donneo a fon fils naturel ; ) mais i! y ajouteles Seigneuries de Doesbourg , Gertruydenberg , Chafteau Regnard , haut & basSaralucre & Neltw-yk. 11 ordonne asoli d’étre enterré à Gelsi , Se fait héritieruniverfel fon fils Guillaume , lui substituant fes enfans Se defoendans légi-times, préférant toujours les ainés , Se les fils aux filles. Au défaut defon fils Guillaume Se de fes defoendans, en vertu Se pouvoir de l’octroyobtenu à ce lùjet, il substitue fa stile ainée Louise , fes enfans, & descen-datis légititnes ; Se au défaut d’elle Se d’eux , fes autres filles Fune aprèsFaune. Le tout néantmoins à cette condition , que s’il venoit à avoir en-1 core un fils , en ce cas tonte la focceffion au défaut de Guillaume Se defes defoendans mâles, iroit au fecond fils & fes defoendans. Priant Me£-fieurs les Etats Généraux , Se Mestìeurs les Etats de chaque Province, detenir la main à Fexécution de ce Testament , qui fot fait à la Haye le 30.Janvier t6qq. Le Prince mourut le 14. Mars 1647.
11 y a une notable oppofition entre ces Testamens : Philippe Guillaume SeMaurice préférant les mâles de la maison de Naflàu defoendus du ComteJean leur oncie paternel , aux filles de leur fière ‘Frideric Hmri ; maiscelui - ci substitue fa siile ainée Se fa postérité à la postérité de fon fils ,Se la préfére aux defoendans de Fonde ; ce qui a été confirmé au 33.article du contract de mariage entre Frideric Guillaume ( depuis fornomméle Grand ) Electeur de Brandebourg , Se la Princestè Louise , fait le 7.Decemb. 1646. En effet il est sur que les deux ainés Phdippe GuillaumeSe Maurice , fans le confentement de leur cadet Frideric Henri, ( quelqueoctroy que Maurice put avoir eu des Seigneurs desfiefs) n’ont pu exclurrede fa fuccestion les filles de ce Prince , ou leur postérité , ni changer laqualité des terres où le cadet avoit droit austì, Se où les femmes devoientsucceder au défaut des mâles, ce qui ne pouvoit étre changé par aucun
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