CANAL DE LA CHESAPEAKE A L’OHIO.
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esl dans un terrain de schiste bleu , reployé de telle sorte que les couches, par leurcourbure naturelle, sont disposées au-dessus du souterrain comme une sorte devoûte. Le schiste qu’il traverse étant tendre et sujet «à se déliter on a dû le voûtersur tout son développement. Il aboutit à droite et à gauche «à des tranchées et formeavec elles une coupure de l,600 m de long qui évite un détour de 8,000 m .
Une portion considérable du canal est garantie extérieurement par un perré massif.Sur 175 kilom. entre Washington et le cinquième barrage, 48 kilom. offrent cette pro-tection. Sa hauteur ordinaire est de 3 à 6 m ; sur quelques points, elle varie de 12 à18 m . Entre le cinquième barrage et Cumberland l’espace ainsi protégé est proportion-nellement plus considérable encore.
Le canal est garni intérieurement, sur une partie de son cours , d’un empierrementen pierre menue semblable à celle qui sert à charger les chaussées à la Mac-Adam ; onespère ainsi préserver les bords de toute érosion , et par suite diminuer les réparationsqu’entraîne le mouvement des bateaux à grande vitesse. On a pensé qu’au moyen de cerevêtement et grâce à la profondeur du canal, il serait possible d’y employer, des re-morqueurs à vapeur.
Les canaux de New-York et de la Pensylvanie sont traversés par un grand nombrede ponts de bois très-bas qui gênent singulièrement les voyageurs , et qui y inter-diraient absolument l’usage de la vapeur, en supposant que l’exiguïté de leurs dimen-sions n’exclût pas ce mode de lialage. On a évité d’en construire sur le canal de laOhesapeake à l’Ohio. On les a remplacés par des ponts tournants, par des passagesen dessous, par des bacs. A la traversée de Georgetown , où cependant il était impos-sible de ne pas établir un pont permanent, on a élevé la clef delà voûte à 5 m ,19au-dessus de l’eau. A Point of llocks on a construit un pont tournant qui repose surpile en maçonnerie placée au milieu du canal, et dont le tablier est à une hauteur de3'",36 au-dessus de la ligne d’eau.
Le bassin de Georgetown est spacieux; il a été formé au moyen d’une digue de61'" de long au travers de l’embouchure du Rock Creek, qui, élevant le niveaude leau, a singulièrement réduit les déblais à enlever. Il a 49 m de large sur
305 m de long. Sa superficie esl très-étendue en tenant compte de la portion du
ruisseau qui offre aux bateaux une profondeur d’eau suffisante.
En général, on s’est appliqué à tenir le canal à un niveau élevé, afin qu’il ne fûtpas envahi par les grandes crues du fleuve. Même à sa partie inférieure, entre lesPetites Chutes et Georgetown où les inondations cessent de se faire sentir, on l’a
maintenu à ll m ,43 au-dessus de la mer dont le niveau se confond à peu près, à
Georgetown, avec celui du fleuve. Sur cette dernière partie de son cours il offre unepente de 0 ra ,0000375 par mètre avec des dimensions plus considérables encore que deeoutunie. Ces dispositions ont été adoptées dans la prévision qu’un jour on utiliseraita Georgetown la force motrice de l’eau ainsi conduite a une belle hauteur, et aussiparce que l’on voulait faciliter le prolongement du canal dans deux directions , c’est-à-dire vers la petite ville d’Alexandrie, située sur la rive opposée du Potomac , au-des-sous de Georgetown , et surtout vers Baltimore ; ces deux embranchements devant