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Tome deuxième.
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SECONDE PARTIE. SECTION Y. CHAPITRE I.

huit heures, quelquefois quatre jours, et pour remonter, trois ou quatre jours aumoins. Le chemin de fer fournirait donc le moyen d’économiser de sept à neuf jours.Or, on sait à quel point les Américains tiennent à épargner le temps.

La compagnie comptait donc recevoir, pour le transport de la moitié du coton qui sevendait alors à Augusta, c’est-à-dire pour environ 100,000 balles, 533,333 fr. au moins.Elle pensait aussi qu’il se créerait bientôt un mouvement animé de voyageurs, quoi-que jusque-là il n’y eût eu que peu de rapports entre Charleston et Augusta.

Une recette brute de 1,600,000 fr. apparaissait à la compagnie et aux hommes lesplus éclairés de Charleston, comme étant dans l’ordre des probabilités.

Les-prévisions de la compagnie ne se sont pas réalisées exactement. A l’égard ducoton, par exemple, il ne vient à Charleston qu’une faible partie de celui qui estvendu à Augusta. Ainsi, sur la récolte de 1835 qui amena au marché d’Augusta 175,000balles, 35,000 seulement ont été transportées à Charleston. Mais en revanche le pro-duit des voyageurs a dépassé ce qu’on en attendait, et le revenu brut du chemin de fers’est rapidement approché de 1,600,000 fr.

Yoici quelles ont été la circulation et la recette depuis le 1 er janvier 1834 jusqu’au1" janvier 1838 :

MOUVEMENT ET RECETTE, DE 1834 A 1837,du chemin de fer de Charleston à Augusta.

VOYAC

Nombre.

ÏEURS.

Recette.

MARCHANDISES.

Recette.

TRANSPORTdes dépêches.

Recette.

RECETTE

totale.

NOMBRE

de

balles de cotontransportées.

1834

26,649

fr.

421,600

fr.

443,808

fr.

22,901

'fr.

888,309

24,567

1835

34,283

584,405

702,891

44,661

1,331,957

34,760

1836

39,216

693,237

746,843

8,517

1,448,597

25,497

1837

41,554

705,504

737,435

56,219

1,499,158

34,395

L’année 1838 s’ouvrit sous les plus heureux auspices. Le revenu brut des six pre-miers mois monta à 875,900 fr., c’est-à-dire à 224,820 fr. de plus que celui du premiersemestre de 1837. J’ignore quelle est la portion de ce revenu qui représente le bénéficenet. Le seul renseignement que j’aie pu recueillir à ce sujet, c’est que, pendant le der-

nier semestre de 1835 (1), la compagnie ayant reçu. 755,363 fr.

En a dépensé. 500,472

U y a donc eu un bénéfice net de.. • 254,891

Ace compte, le revenu annuel eût été de 509,780 fr., c’est-à-dire d’un peu plus de

(i; American Almanac, 1837, pag. 244.

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