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Tome deuxième.
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SECONDE PARTIE. SECTION Y. CHAPITRE II.

fer de Charleston à Augusta, une autre convention se réunit à Knoxville , et se pro-nonça pour l’exécution d’un chemin de fer de Charleston à l’Ohio. Dès lors, les princi-paux citoyens de la Caroline du Sud consacrèrent énergiquement leurs efforts à la miseen pratique de ce projet. Des hommes qui jouissent dans toute l’Union de la consi-dération la plus haute, tels que M. J.-C. Calhoun, ex-ministre de la guerre, ex-vice-président de la fédération, et actuellement l’un des orateurs les plus distingués desÉtats-Unis, et M. R. Hayne, ex-sénateur au Congrès, ex-gouverneur de la Carolinedu Sud , parcoururent le pays, inspectant les lieux, recueillant des données sta-tistiques et topographiques, et stimulant le zèle des propriétaires. Des demandesd’autorisation furent adressées aux législatures de la Caroline du Sud, de la Ca-roline du Nord, du Tennessee et du Kentucky , qu’il fallait traverser. Au prin-temps de 1836, les lois d’autorisation étaient obtenues. De nouvelles études, queles promoteurs de l’entreprise dans la Caroline du Sud , d’accord avec le gouver-nement fédéral, avaient déjà confiées au capitaine W.-G. Williams, venaient dedonner lieu à un avant-projet qu’on avait considéré comme très-satisfaisant.

Une nouvelle convention entra en délibération, le 4 juillet 1836, à Knoxville . Beau-coup de notabilités du Sud et du Sud-Ouest s’y étaient donné rendez-vous. Les deuxCarolines, la Virginie, la Géorgie, le Tennessee, l’Alabama, le Kentucky , l’Ohio et l’in-diana y étaient représentés. Il s’y trouva 380 personnes. Les États de la Louisiane et duMississipi étaient les seuls de la partie méridionale de l’Union, située à l’est du Missis-sipi, qui n’y eussent pas de délégués.

Cette convention avait le double but, d’exciter l’esprit public et de l’éclairer surl’étendue des avantages que le chemin de fer procurerait aux Étals dont il traverseraitle territoire, et à leurs voisins. Elle tomba d’accord sur divers amendements à réclamerdes législatures qui étaient intervenues. L’un de ces amendements avait pour objet defaire jouir l’État de Géorgie du bénéfice du chemin de fer, au moyen d’un embranche-ment partant de Knoxville pour se joindre à d’autres chemins de fer, déjà en coursd’exécution ou projetés en Géorgie ; car, non-seulement on ne voulait pas prononcerd exclusion contre cet État, mais on attachait du prix à le rallier à cette confédérationsemi-politique, semi-commerciale, qui se formait entre les États du Sud et du Sud-Ouest, sous la bannière des chemins de fer. D’autres amendements tendaient à obtenirpour la compagnie la faculté de relier son chemin de fer avec les diverses voies detransport qui existaient ou qui se préparaient vers son extrémité septentrionale, dansles États situés sur les deux rives de l’Ohio. On se réserva, en outre, de sollicitervivement l’assistance directe des États intéressés.

Lorsque cette convention se fut séparée, on s’occupa, conformément à ce qui y avaitété dit, d’obtenir des facilités, et surtout de l’argent, des législatures, de faire réviserles actes d’autorisation, et de l’étude complète des régions que le chemin de fer auraità traverser. On s’appliqua aussi à recueillir des souscriptions particulières. Le majorM c Neill, qui avait débuté dans la carrière des constructions civiles dès le temps dugénéral Bernard, et qui, depuis lors, avait exécuté avec succès, dans les États duNord, un grand nombre de chemins de fer, fut nommé ingénieur en chef de la com-