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TROISIEME PARTIE. SECTION II. CHAPITRE II.
liation à l’égard des actionnaires particuliers. Dès lors il convenait que la provincese substituât à eux. Cependant, au commencement de 1840, l’acte qui ordonnaitl’acquisition de leurs actions n’avait pas encore reçu l’approbation de la métropole ;j’ignore si aujourd’hui cette approbation a été donnée.
Malgré le délabrement du canal, les recettes croissent assez rapidement.
Voici quel a été le montant des péages, année par année, depuis 1832 :
PRODUIT DES PEAGES DU CANAL IVELLAND, DE 1832 A 1839.
1832 . 51,891 fr.
1833 . 77,186
1834 . 91,742
1835 . 123,889
1836 . 122,765
1837 . 117,679
1838 . 143,802
1839 . 250,819
Le fermage des chutes d’eau produit de plus un certain revenu qui, en 1837, a étéde 20,160 fr., et en 1838 , de 22,027 fr.
Les frais d’administration et de perception sont peu élevés, mais, à cause du mauvaisétat du canal, l’entretien coûte fort cher.
Les six années, de 1833 à 1838, donnent, pour l’administration , la perception et le
salaire des éclusiers, une moyenne de. 65,312 fr.
Les mêmes années, sauf 1833, portent la moyenne de l’entretien à. . 343,024 fr.
Ou moyennement, par an et par kilom. à. 7,623 fr.
Ces moyennes varient peu d’une année à l’autre.
Une goélette met trente heures à traverser le canal Welland .
Pour toute l’étendue du canal, le péage proprement dit, tel qu’il subsistait en 1835et qu’il paraît être aujourd’hui encore, revient à 0 fr -,373 par baril de farine, ou à 3 fr -,81par tonne (1), soit, par tonne et par kilom., 0 fr, ,085; pour la merchandize, c’est 0 fr -,117par tonne et par kilom., ou 5 fr -,25 par tonne pour le trajet entier.
En 1835, le fret était, péage compris, de 0 tr -,48 par baril de farine, pour toute lalongueur du canal, ou de 4 fr -,89 par tonne; soit, par tonne et par kilom., 0 fr -,109. Pourla merchandize , c’était 0 fr -,234 par tonne et par kilom., c’est-à-dire à peu près aussicher que le roulage ordinaire en France . Des prix pareils sont exorbitants ; et il est àsouhaiter que le Gouvernement du Haut-Canada y mette bon ordre.
Le canal Welland est trop étroit pour que les bateaux à vapeur en usage sur les lacspuissent le traverser. C’est un grand défaut, dans des contrées où la navigation à va-peur, en raison de sa régularité et de sa vitesse, obtient une préférence de plus en plus
( 1 ) La tonne de farine, telle quelle figure ici et dans tout le reste de cet ouvrage, comprend le bois des barils vides.Un bois vide pèse 7 kiIog -,25.