Band 
Tome deuxième.
Seite
364
JPEG-Download
 

364

QUATRIEME PARTIE. SECTION I. CHAPITRE IY.

CHAPITRE IV.

Quatrième partie. — Canal du Dismal Swamp.

Tracé. — On l’a commencé avant 1808. — Développement; dimension?. — Rigole navigable. — Objet de ce canal. —Concours de l’État de Virginie et du gouvernement fédéral. — Mouvement. — Produit.

La ligne du cabotage intérieur, une fois parvenue dans la Chesapeake , se prolonge lelong de cette spacieuse baie, en se ramifiant dans les anses profondes et dans lesmoindres baies formées par les nombreux cours d’eau qui s’y déversent. Elle atteintainsi Baltimore, Washington, Norfolk ; elle touche à Richmond; elle communiqueavec la riche vallée de la Susquehannah, débouché naturel du vaste réseau des canauxpensylvaniens, avec celles du Potomac , du Rappahannock, de l’York River, et duJames-River qui remplit dans la Virginie le rôle de la Susquehannah dans la Pensyl-vanie. Nous ne nommons pas les cours d’eau moins importants qui se déchargent dansla Chesapeake ; le nombre en est trop grand. A l’extrémité méridionale de laChesapeake , cette ligne de cabotage intérieur a un prolongement artificiel; c’est lecanal du Dismal Swamp qui unit la Chesapeake à la spacieuse lagune de l’AlbemarleSound, au travers d’un isthme bas et étroit.

Le canal du Dismal Swamp, tracé à peu près en droite ligne du nord au midi, dé-bouche dans la Chesapeake par le Deep Creek, affluent de l’Élisabeth-River, qui elle-même s’élargissant et s’approfondissant à son embouchure, forme le bassin occupépar le port de Norfolk près duquel est l’un des arsenaux de la fédération, et commu-nique avec la Chesapeake par la belle rade de Hampton à laquelle aboutit aussi le James-River. Il opère, au travers du marais nommé le Dismal Swamp, la jonction du DeepCreek avec le Joice Creek, affluent du Pascotank qui se décharge dans l’AlbemarleSound.

L’entreprise de ce canal remonte à une époque déjà assez reculée : il était projetédu temps du régime colonial. En 1787, la législature de Virginie autorisa une com-pagnie à l’ouvrir, conformément à une convention passée entre les commissaires de cetÉtat et ceux de la Caroline du Nord , l’année précédente. Dans le célèbre rapport deM. Gallalin, de 1808, il est mentionné comme étant en cours d’exécution. On lui don-nait alors de petites dimensions, 7 m ,32 seulement de largeur. La dépense s’élevait,lors de la rédaction du rapport, à 533,000 fr. Successivement abandonné et repris, ilne fut ouvert au commerce qu’en 1822. Depuis on l’a élargi : les écluses, originai-