368
QUATRIÈME PARTIE. SECTION I. CHAPITRE Y.
Baie de Narragansett , de Providence à la pointe Judith. 63 lllom - »
Détroit de la Longue-Ile jusqu’à New-York . 257 50
De New-York à New-Brunswick par la baie de New-York et le Raritan. 64 50
Canal du Raritan à la Delaware, de New-Brunswick à Bordentown. . 69 »
De Bordentown à Philadelphie par la Delaware . .. 48 50
De Philadelphie à l’entrée du canal de la Delaware à la Chesapeake . . 64 50
Canal de la Delaware à la Chesapeake . 22 »
Baie de Chesapeake, de l’cxtrémilé occidentale du canal delà Chesapeake
à la Delaware à l’arsenal de Gosport, près de Norfolk . 322 »
De Gosport à l'extrémité nord du canal du Dismal Swamp. 6 50
Canal du Dismal Swamp. 40 50
De l’extrémité méridionale du canal du Dismal Swamp au cap Fear. . 434 50
Total.l,392 kllom -50
Au delà du cap Fear, le prolongement de la ligne du cabotage intérieur nécessiteraitd’assez grands travaux jusqu’à la baiede YVinyaw. De la baie de Winyaw, pour passer aufleuve Santee il suffirait d’une coupure courte ; elle a été commencée, mais ellereste inachevée (page 139). Le Santee est déjà lié au Cooper, sur lequel est bâti Char-leston; mais la jonction est opérée par un canal très-éloigné de la mer et praticableseulement pour de petits bateaux. De Charleston à Savannah, et même à l’embou-chure du Sainte-Marie, ou plutôt jusqu’à celle du Saint-Jean qui est plus au midiencore, en profitant des passes comprises entre les îles et la côte ferme, une lignepraticable aux caboteurs serait aisée à établir, si elle n’existe déjà; et on auraittoute facilité pour créer un grand entrepôt du commerce du littoral de l’Atlantiqueavec les régions qui bordent le golfe du Mexique , à Brunswick, sur une petiterivière, le Turtle, située entre l’Alatamaha et le fleuve Sainte-Marie. A Brunswick, lanature a placé un vaste port dont l’entrée est aisée, et Brunswick est d’une salubritépeu commune sur le littoral méridional de l’Atlantique.
Mais au delà du Sainte-Marie, ou du Saint-Jean, il y aurait avantage, pour continuer,a couper droit au travers de la péninsule de la Floride, afin de rejoindre le golfe duMexique . Tel était l’objet des études auxquelles se livra le général Bernard, en 1827,au nom du Bureau des Travaux Publics. La Floride se présente comme une vasteplaine unie, entrecoupée de forêts de pins et de marécages. La ligne du versant deseaux entre l’Atlantique et le golfe du Mexique , est peu élevée. Aux sources de la ri-vière Sainte-Marie, près de la Géorgie , elle est à 4G m ,36 au-dessus de la mer; un peuplus au midi, aux sources du Santa-Fé, vers 29° de latitude, elle est à 48 m ,19. Undegré de plus au midi encore, elle n’est qu’à 26 m ,54. Au sud d’un parallèle tracé à peu prèsdu cap Canaveral à la baie de Tampa , sa hauteur est inappréciable. Le pays n’offreplus alors qu’un vaste marais inaccessible dans la saison des pluies. Ainsi, même enne considérant que la partie habitable de la Floride , la configuration du sol se prêtebien à l’exécution d’un canal, de l’Atlantique au golfe du Mexique . Les marais et leslacs dont elle est parsemée autorisent aussi a croire, à priori , qu on y trouveraitpour l’alimentation du canal des ressources suffisantes.