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CHEMIN DE STONINGTON. — CHEMIN DE FER DE LA LONGUE-ILE.
Sa longueur est de 75 j kilom. Sa plus grande pente est de 0 m ,0057 par mètre;les courbes ont des rayons de 499 m ,29 au moins, à l’exception d’une seule, à la sortie dela station de Providence, dont le rayon n’a que 146 m ,40.
Le rail, les coussinets et les chevilles sont les mêmes que sur le chemin de Boston àProvidence , avec cette seule différence que le rail pèse un peu plus , 28 k,los ,90 par mè-tre courant. Les traverses de 2 m ,13 de long, en white ceclcir (cupressus ilmjoides L.) (1),sont dégrossi es et ont 0 m ,15 d’épaisseur. Elles reviennent, à pied d’œuvre ou du moins àproximité du chemin, à 1 fr. 39 c. la pièce. Elles reposent sur des madriers longitudinauxen sapin ou hemlock (abies ccinaclensis) de 6 m ,10 à 9'”,10, d’un équarrissage de 0 m ,076 surO m ,203 dans les tranchées, et de 0 m ,076 sur 0 m ,254 en remblais. En dessous, aux pointsde réunion de ces madriers, on met un madrier de l m ,52 pour les soutenir. De même làoù deux barres de rails se joignent, on place en dessous de ces mêmes madriers unepièce du même équarrissage que les traverses elles-mêmes, mais de moitié moins lon-gue. Une couche de gravier ou de sable, épaisse de 0 m ,46, à partir de la surface du sol,sert de fondation à cette superstructure.
Le chemin a coûté 10,666,667 fr., soit par kilom. 141,056 fr.
Sur les chemins que nous venons d’énumérer, et en général sur ceux de la Nouvelle-Angleterre , la vitesse moyenne est de 26 à 28 kilom. par heure, temps d’arrêt nondéduits; cependant pour les longs trajets on a des services plus rapides. Ainsi entreBoston etNonvich, par Worcester, il y a au moins un convoi spécial franchissant ladistance en 4 heures et demie. C’est à raison de 37 kilom. à l’heure.
chemin de fer de la Longue-Ile.
De Stonington ou de Norwich on peut se rendre à New-York par le détroit de la Lon-gue-Ile qui est praticable en toute saison. Cependant un chemin de fer permettrait degagner un peu de temps sur cette navigation, quoiqu’elle soit rapide autant que sûre. Unchemin de fer a donc été entrepris tout le long de la Longue-Ile, de Brooklyn qui est,comme on sait, vis-à-vis de New-York , à Greenport qui est à l’autre extrémité de i’Ile,dans la baie de Gardiner, à 40 kilom. de Stonington, à 24 de New-London.
La Longue-Ile, ainsi que l’indique son nom, est allongée et étroite, offrant, commela plupart des îles qui ont cette forme, telles que la Corse et Cuba , par exemple,une chaîne de montagnes ou de collines figurant une épine dorsale, d’une pointeà l’autre, Cette chaîne, au lieu de se tenir constammentau milieu de l’île, dévie tantôtà droite, tantôt à gauche. A l’extrémité occidentale de l’île, du côté de New-York , ellelonge le rivage septentrional, laissant sur le versant du midi les belles plaines deJamaïca. A l’extrémité orientale, elle se resserre contre le rivage méridional. L’idéequi se présentait le plus naturellement était de placer le chemin de fer au midi de laligne vertébrale, du côté de Brooklyn , et au nord de la même ligne vers la pointe op-posée de l’île. C’est dans ce sens que les études ont été dirigées par le major D. B. Dou-
(!) Plus exactement désigné par Richard père sous le nom de thuya sphœroidea .
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