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CINQUIEME PARTIE.
Le chemin de Harlem a son point de départ au milieu de New-York , à l’Hôtel-de-Ville {City Hait) ; de là, par les rues appelées Centre S 1 et Broome S 1 , il gagne la ruelongitudinale à peine ébauchée, qui porte le nom de Quatrième avenue (1), et s’avancejusqu’au détroit de Harlem , qui traverse de part en part Pile où est bâtie New-York .Son développement est de 12 J - kilom. Il est à deux voies.
Il a exigé d’assez grands terrassements et un souterrain de 257 m ,42, près de Harlem .
Le maximum des pentes y est de 0 m ,0057 par mètre.
La superstructure est en bois recouvert d’une bande en fer de 0 m ,057 sur 0 ra ,016. Lalongrine en bois à laquelle est fixée cette bande, a une section carrée de 0 m ,178 de côté;c’est trop de largeur et trop peu de hauteur. Dans l’intérieur de la ville le chemin estposé sur blocs jointifs.
La dépense a été de 5,866,667 fr., ou par kilom. de 469,333 fr.
La foule des voyageurs est très-grande, et les prix des places sont modiques. En 1839le nombre des voyageurs a été de 1,200,000, et les recettes sont montées à 532,325 fr.Jusqu’à présent cependant il n’y a pas eu de distribution de dividende.
Ce chemin paraît devoir être prolongé bientôt ; tout porte à penser que le chemin defer de New-York à Albany sera vivement exécuté, aussitôt que le permettra la situationfinancière du pays. Boston vient d’être uni à Albany , et par conséquent à la vaste régionde l’Ouest, par un chemin de fer défectueux, heureusement pour New-York , sous lerapport des pentes (1 er volume, pages 308 et 309). Dès lors, pendant l’hiver, la geléede l’Hudson interceptant les communications entre New-York et l’Ouest, donne àBos-ton un avantage menaçant pour New-York . Il est donc urgent de rattacher New-York àAlbany par un chemin de fer. Le chemin de fer direct de New-York au réseau des Grands Lacs , par le Sud de l’État, qui a été commencé (1 er volume, page 280), en supposantqu’il fût achevé, et en ce moment les travaux y sont suspendus, ne suffirait pas à ga-rantir les intérêts de New-York des funestes effets de la concurrence de Boston ,parce qu’il laisse à l’écart la région populeuse et florissante qui entoure le canalÉrié et qui est traversée maintenant par un chemin de fer terminé sur toute sonétendue, d’Albany à Buffalo , sauf une petite lacune qu’on est en train de combler, àson extrémité occidentale. Or, pour aller à Albany , il sera tout à fait naturel deprofiter du chemin de Harlem . En août 1842, le chemin de New-York à Albany , tracéde manière à avoir pour tête celui de Harlem , a été l’objet d’une démonstration que
(l) La ville de New-York est située au milieu de l'Hudson dans une île allongée, l’île de Manhattan . La portion bâtiede la ville n’en occupe que la pointe méridionale, le tiers ou le quart environ de la superficie. Par une louable mesurede prévoyance, on a fixé dès à présent les alignements sur toute la superficie de l’île. Les rues longitudinales portent lenom d’avenues; les autres rues, tracées perpendiculairement aux avenues, et par conséquent dans le sens de la moindredimension de l’île, sont désignées, à partir des environs du Parc (promenade attenant à l’Hôtel-de-Ville), par des nu-méros d’ordre.