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APPENDICE SUR LES PONTS DE L’AMERIQUE DU NORD.
Le prix a été de 50 fr. 85 c. le mètre cube, à l’exception des pièces de 12 ra ,20 de long, qui ontcoûté 67 fr. 80 c. le mètre cube.
Ce bois est du pin blanc ou jaune (pinus strobus ou pinus mitis) sans défaut.
Les chevilles de 0 ra ,051 de diam. en chêne blanc ou white oak (quercus prinos) valent 0 fr. 32 c.la pièce.
La construction du pont, indépendamment des matériaux, coûte 104 fr. 92 c. le mètre courant.
Dans une autre localité, un pont à une voie, de 5 m ,19 de hauteur de treillis, a coûté 100 fr. 55 c.par mètre courant de treillis, l’entrepreneur fournissant les chevilles en bois et les clous.
J’emprunterai un troisième pont de. construction plus récente que les deux précédents, à lapartie orientale du chemin de fer de Philadelphie à Mount Carbon , partie qui s’étend de Philadel-phie à Reading. Ce chemin est à deux voies, et il est établi avec un soin particulier.
Il s’y trouve un grand nombre de ponts en treillis. Us reposent sur des piles extrêmementminces, en pierre de taille passablement travaillée, qui n’ont à leur sommet que l m ,07 de large, etquelquefois un peu moins. Les ponts en treillis étant ceux où la poussée latérale est à son minimum,sont les seuls, avons-nous dit, qui permettent une pareille économie de maçonnerie. Le plus longde ces ponts est celui du Manatawney Creek. Ce ruisseau est très-peu considérable; mais comme,indépendamment de lui, il a fallu traverser deux canaux de moulins et que les déblais manquaientpour combler les abords, on a beaucoup étendu le pont. Il se compose de treize travées. Celles quisont voisines des culées sont un peu plus courtes que les autres; elles n’ont que 23 m ,74, et les autresont 25 m ,62, ce qui donne pour développement entier du pont entre les culées 327 m ,09.
La planche XVII donne le détail d’un pont en deux travées établi au-dessous de Reading, pour lepassage de ce chemin de fer. Entre la maçonnerie des culées, il a 49 m ,50 de largeur, ce qui laisse,pour chaque travée, 24 m ,20. L’entrait y est doublé. Le cordon supérieur sur lequel repose le plan-cher est simple. Voici le détail de la légende (Planche XVII, fig. 7, 8, 9, 10, 11 et 12) :
Fig. 7.
Fig. 8.
Fig. 9.
Fig. 10 .Fig. 11.Fig. 12 .Fig. 13etl4,Fig.i5ell6Fig. 17 et 18
aa, aa, bb,cc, ceAd, ddet, ee
99 99,
11, U
mm, mmnn, nn
Plan horizontal au niveau du plancher.
Coupe transversale du pont.
Élévation du pont avec la pile du milieu et une des culées.
Plan horizontal au niveau de l’entrait inférieur.
Disposition du sommet de la pile , élévation latérale.
Plan de la culée et de la pile du milieu.
Détails d’assemblage des montants de la balustrade avec les poutrelles gg qui supportent le plancher.
. Détails d’assemblage des contre-fiches avec les poutrelles sur lesquelles elles reposent.
Outil avec lequel se fabriquent les chevilles en chêne qui rattachent entre elles et aux cordons les moises dutreillis.
bb Pièces du treillis.
Entrait supérieur ou cordon intermédiaire.
Entrait inférieur ou cordon inférieur.
Cordon supérieur.
Poutrelles soutenant le plancher.
Traverses en diagonales, qui contre-ventent les pièces gg.
Ces contre-vents s’assemblent avec gg, gg, d’un côté, au moyen des mortaises o, et de l’autre côté, parle moyen u’un double sillon rrr qui est pratiqué dans gg , où on les maintient toujours serrés l’un contrel’autre avec les doubles coins de bois vv.
Poutrelles assemblées avec le cordon inférieur.
Pièces diagonales qui contre-ventent la charpente. Elles s'assemblent avec mm, mm, au moyen des mortaises ii