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I Cire tuile qui tombe d’un toit peut nous blesser da-vantage, mais ne nous navre pas tant qu’une pierrelancée à dessein par une main malveillante, J. i.rouss. 8’ i’romen. || 2. En recherchant historique-ment, on voit que davantage est venu en usage auxxiv* et xv* siècles et qu’alors il n’était pas suivi deque; il est vrai qu’il paraît signifier : sans ressource,inévitablement. C’est dans le xvi* siècle qu’ on luidonne le sens déplus, qu’on en fait un véritablecomparatif, ce qui entraîna l’emploi de que; usagequi fut suivi dans tout le cours du xvu* siècle etque les grammairiens de la fin du xvm* siècle ontréussi à abolir, sous prétexte que ce n’était pas unvéritable adverbe et qu’il ne devait pas être suivide que.
— svn. plus, davantage. La différence entre cesdeux mots, c’est que davantage, s’employant abso-lument, indique une comparaison avec un termeénoncé d’abord; tandis que plus, ne s’employantguère absolument, indique la comparaison avec unterme qui s’énonce ensuite. Celte femme est belle;son amie l’est davantage. Mais on dira cette femmeest plus belle que son amie.
— msr. xv* s. Seigneurs, le fuir ne nous vautrien; et si nous fuyons, nous sommes perdus d’a-vantage, froiss. 1 , 1 , 327. Et les Anglois ne pou-voient aller jusques à eux [les Escots], qu’ils ne fus-sent tous morts et tous perdus d’avantage, ou prisà grand meschef, id. i, i, 42. Adonc descendirentles seigneurs et les gens d'armes de leurs navires,et vinrent devant la ville de Carenten, et l’assailli-rent vitement et fortement; quand les bourgeoisvirent ce, ils eurent grand peur de perdre corps etavoir; si se rendirent saufs leurs corps, leurs fem-mes et leurs enfants, malgré les gens d’armes et lessoudoyers qui avec eux esloient; et mirent leur avoirà volonté, car ils savoient bien qu’il estoit perdu(l’avantage, id. i, i, 267. [Un grand tourment lesprit en mer qui les mit si hors de leur chemin,qu’ils ne surent dedans deux jours, là où ils estaient;de quoi Dieu leur fit grand grâce et leur envoyabelle aventure] s’ils se fussent combatus en iceluiport qu’ils avoient choisi,ou aucques[unpeu] près,ilsestaient perdus davantage et chus ès mains de leursennemis, id. i, i, 4 8. Le roi de France avoit faitestablir si bonnes gens d’armes et forteresses queles Anglois qui voûtaient issir hors, à cheval ou àpied, pour aller fourrer ou aventurer, ne l’avoiantmie d’avantage, mais trouvoient souvent des ren-contres dures et fortes, id. i, i, 308. Vous povezveoir en lisant ces choses (avec ce que vous en sa-vez davantage) que, de ces mauvais princes, nuis oupeu en demeurent impunis, comm. iii, 4. Jusquesenviron en l’aage qu’ils sont de cinquante ans tousdeux : combien que la roine avoit deux ans davan-tage, id. viii, 47. || xvi* s. Je foys, distlemoyne,bien d’advantaige, car.... rab. Car. i, 40. Puys ad-visa.... d’advantaige [en outre] sillogisoyt, disant....ID. tb. I, 44. 11 vault mieulx plourer moins et boyred’advantaige, id. 1*0111.11,3. 11 n’entreprend riend’avantage sur les autres, qu’il leur permet sur soy,Calvin , Instit. 966. [Après divers arguments] Da-vantage, pauvre fol que tu es, qui t’a estably lestermes de ta vie? mont, i, 73. Tout ce que vous yrecognoissez d’avantage [le plus] c’est.... id. i, 146..Noylà cinq esclaves, mange les et nous t’en amer-rons davantage, id. i, 229 . Pour en renger davan-tage, je n’en entasse que les testes, id. i, 290. 11estoit impossible de leur en faire tirer un tour da-vantage, id. 11 , 4 74. Un bien tout clair, je l’aymedavantage Que je ne fay un grand bien en partage,la boétie, Poés. div. p. 474. En faisant deux lieuesdavantage que par le droit chemin, lanoue, 664.Plierecides dit davantage [de plus], qu’il brisa etgasta les quilles et les carénés de tous les vaisseauxde Candie, amyot, Thésée , 22 . Ceste response l’en-couragea encore d’avantage, id. Lyc. 8. De maniéréque l’un ri’eust en biens rien d’avantage que l’autre,id. ib. 12 . Hz avoient retenu l’office d’avantage queta terme qui leur estoit prefix, quatre mois entiers,id. Pélop. 43. De peur qu’il ne leur commandast(l'apprester quelque chose d’avantage que pour luiseul, id. I.ucull. 82 .
— ÉTïM. I)' (voy. de) , et avantage.
t DAV1DIQUE (da-vi-di-k’), adj. Dont le styleest inspiré, comme celui des psaumes de David.
DAVIER (da-vié; l’r ne se lie jamais; au pluriel,l’s se lie : les da-vié-z et autres instruments) , s. m.l’incu recourbée dont les dentistes se servent pourarracher les dents. || Instrument do menuiserie,composé d’une barre de fer qui se termine par uncrochet, aiec une main qui se meut d’un bout à
l’autre pour assembler et serrer les pièces. [| Petitepatte insérée entre les deux couplets de la pressetypographique pour maintenir le petit tympan dansl’enchàssure du grand. || Barre de fer qui, attachéepar des crampons à la pièce qu’on veut forger, per-met de la transporter sur l’enclume. || Outil servantà faire entrer les cerceaux d’un tonneau.
— HIST. xvi* s. Si on connoist que la dent nepuisse estre arrachée par le poussoir, on prent undaviet, lequel est propre à rompre la dent qu’onveut quasser, paré. Un davied, un pélican, un cro-chet, et quelques autres ferrements, dont il n’y avoitporte ni coffre qu’il ne crochetast, rab. Paul.
11, 46.
— ÉTYM . Origine inconnue; à moins qu’on n’yvoye un diminutif daviet de David, qui a été le nomd’un outil de menuisier; dos noms propres et desnoms d’animaux étant parfois donnés à des outils.
-j- DAW (dô), t. m. Terme d’histoire naturelle.Nom sous lequel on désigne au cap de Bonne Espé-rance le cheval quacchaou couagga (voy. couagga).
t DAVYNE (da-vi-n’, ou plutôt, à l’anglaise ,dè-vi-n’), t. f. Lampe de sûreté pour les mineurs.On dit plutôt lampe de Davy.
— ÉTYK. Davy, célèbre chimiste anglais qui enest l’inventeur.
DE (de),propos. Suivi de l’article le, de se contracteen du avant un nom qui commence par une con-sonne ou une h aspirée; suivi de l’article les, il secontracte en des,-devant une voyelle ou une h muette,l’ede de s’élide. Les sens de la préposition de, commeceux de la préposition d, sont très-nombreux etpassent par des nuances que l’on saisit mieux enla considérant dans ses constructions avec tas espècesde mots qu’en essayant de tas rendre par des péri-phrases. En conséquence ces constructions serontrangées en dix classes ainsi qu’il suit : A. Deentre un substantif et un autre mot; B. de entre unadjectif et un autre mot; G. de construit avec unpronom personnel; D. de construit avec un pronominterrogatif; de construit avec le pronom démon-stratif celui; E. de entre un nom de nombre et unautre mot ; F. de entre un verbe et un verbe ou unautre mot; G. de avec un adverbe ; H. de avec unepréposition ; I. de construit avec une conjonction; J.conjonction composée avec de. || A. De entre un sub-stantif et un autre substantif. 1" 11 marque un rap-port d’appartenance. Le livre de Pierre. Les fablesde la Fontaine. Les malheurs de la guerre. J’aisuivi en cela l’avis de tous les jurisconsultes et dela plupart des casuistes. Pour vous voir renoncerpar l’hymen d’une reine X la part qu’ils avaientà la grandeur romaine, corn. Nicom. 1 , 2 . Lui-même en diverses formes Range les troncs cou-pés des chênes et des ormes, rotr. Itère, mour.v, 4. Jusqu’ici de l’amour dédaignant la puis-sance, Je n’ai connu d’ardeur que celle des com-bats, id. Sélis. 1,6. Le cardinal Charles deLorraine, archevêque de Reims .... grand génie,grand homme d’Etat, d’une vive et agréable élo-quence, savant même pour un homme de sa qua-lité et de ses emplois, boss. Var . ix, § 94. Il paraîtque Quintilien est né la seconde année de l’em-pereur Claude, qui est la quarante-deuxième deJésus-Christ, rollin, Ilist. anc. Œuvres, t. xi, 2 *part. p. 706,dans pougens. ô muses, accourez, soli-taires divines, Amantes des ruisseaux, a. ciién.Élég. xiy. || Il exprime 1e sentiment qu’on a pourquelqu’un ou quelque chose. Antoine sur sa tête at-tira notre haine En se déshonorant par l’amour d’unereine, corn. Cinna, m, 4. L’horreur que tu faisvoir d’un mari vertueux.... id. llor. v, 3. Quellereconnaissance, ingrate, tu me rends Des bienfaits....id. Iléracl. iv, 6. Grâce à ce conquérant, à ce pre-neur de villel Grâce.... — De quoi, madame? est-ce d’avoir conquis Trois sceptres.... id. Nicom. îv,2 . Le respect des autels, la présence des dieux, id.Théodore, 11 , 4. C’est elle [la foi] qui a produit dansles patriarches l’amour de Dieu , la confiance en sesbontés, le zèle de sa religion, l’espérance de sespromesses, fléch. Panég. n, 473. Sans respect desaïeux dont elle est descendue, boil. Sa t. v. Du zèlede ma loi que sert de se parer? rac. Athal. 1 , 4.Est-ce que de Baal le zèle vous transporte? id. ib.111 , 3. X l’amour de Pharnace 011 impute mes pleurs,in. ttithr. it, o.||U exprime un rapport d’origine,de dérivation. Le vent du nord. Les peuples du midi.Les productions des colonies. || 11 marque l’objet,le but, la fin, la nature, la qualité; dans ce sens ilforme avec le terme qui le suit une expression ad-jective. Acte de vente. Un homme de génie. Unhomme de rien. Il est certain que les œuvres demiséricorde ne sont pas seulement de conseil,mais
de précepte dans le christianisme, bourd. Exhort.char. env. les rwuv. cath. 1. 1 , p. 4 34. Des conseillersd’iniquité, des ministres de la volupté, mass. Car.Davg. desprosp. temp. Pour aller consulter l’hommede Dieu , id. ib. Inconstance. Tout pécheur est doncun enfant de mort et de colère, id. ib. Empl. dutemps. Hélasl ils sont des enfants de lumière pourles affaires du siècle, id. ib. Pet. nombre des élus.Dieu à qui il n’est pas plus difficile de faire naîtrel’enfant de la promesse d’une vieillesse stérile qued’un âge plus fécond, id. tb. Fausse confiance. Lecrime, cet enfant de ténèbres, ne craint pas la lu-mière, id. ib. Resp.hum. Lorsque nous vous exhor-tons à fuir les spectacles lubriques, les assemblées d»péché, id. ib. Fausse conf. La malignité de l’ennemi, dit saint Augustin, dresse depuis longtempsdeux pièges dangereux à la faiblesse des hommes :un piège de séduction et un piège de terreur, in.ib. Resp. hum. Des entretiens dangereux et descommerces de passion remplissent le reste de sesjournées, m. ib. Ilauv. riche. Ce n’est pas ici unechaire de contention,c’est le lieu de la vérité, id. ib.Par. de Dieu. Plus Jésus-Christ diminue dansvotrecœur, plus l’homme de péché augmente et se for-tifie, id. ib. Commun. Cette eau de jalousie dontil est parlé dans le Lévitique , id. ib. Commun. 2 .Dans ces maisons de retraite, de prière, d’austérité,où il semble que le Seigneur devrait trouver cette foiqui n’est plus dans le reste de la terre, id. ib. Vo-cation. Cet homme de péché que nous portons dansnotre fonds, id. Panég. St Bernard. Ne faisons pasde la profession sainte de la piété une vie d’humeuiet de caprice, id. Car. Injust. du monde. Celte voisde vertu qui se fait entendre dans l’abîme où l’âmeest ensevelie, id. ib. Lazare. Après bien des an-nées de vertu, id. ib. Qu’il est difficile de regar-der comme un exil une terre de délices! id. tb.Dang. des prosp. temp. Vous placez dans le sanc-tuaire des vases de rebut et d’ignominie, id. ib.On ne passe pas en un instant d’un état de justiceà un état de péché, id. tb. Inconst. L’éducationchrétienne est une éducation de retraite, de pudeur,de modestie, de haine du monde, id. ib. Petit nombredes élus. Une vie entière de prière et de vigilance,id. tb. Tiédeur. || Il exprime l’instrument. Un coupde fusil. Un signe de tête. Un serrement de main.
|| Il exprime la destination. Une salle de spectacle.Un habit de ville. Couverture de mulet. Couverturesde chevaux. Des souliers de chasse. || La professionUn homme de guerre. Une femme de ménage. Ungarçon de magasin. Un marchand de vin. Un mar-chand de vins fins. Un marchand de paille, de foin.Un marchand de plumes à écrire. Un marchand deplumes pour faire des lits. || La matière. Une tablede marbre. Une tabatière d’or. Pâte d’amandes. Dusucre de pomme. Une marmelade de pommes. Siropde groseille. De la fécule de pomme de terre. Unragoût de pommes de terre. || Le contenu. Une piècede vin. Une tasse de lait. Un baril d’olives. Une as-siette de poires. Une pension de femmes. || La durée.Une guerre de vingt ans. Un travail de dix années|| Il exprime la date. Un lièvre de trois jours [unlièvre tué depuis trois jours]. Les démons chassés,les aveugles nés guéris, les morts de quatre joursressuscitas, iiourd. Hyst. Résitrr. de J.-C. t. 1 ,p. 320. || La dimension. Un voile de deux aunes. Unhomme de six pieds. || La valeur. Une pièce de centsous. Une maison de cent mille francs. || La quan-tité. Une armée de cent mille hommes. Une popula-tion de quinze cents âmes. || 2° De sert à unir lenom commun d’une chose avec le mot particulierqui la distingue de toutes les autres choses sem-blables. La ville de Paris. Le mois de mai. Le molde langue. Us ont exclu l’unité de la significationdu mot de nombre, pasc. Pens. 1 , 2 . On entend ceque l’on conçoit par le terme de temps; c’est cemouvement supposé, id. ib. I, 2 . Il ne s’ensuivrapas de là que la chose qu’on entend naturellementpar le mot de temps soit en effet 1e mouvementd’une chose ciéée, id. tb. Par suite de cette défi-nition il y aura deux choses qu’on appellera du nomde temps, id. ib. Cet usage du mot de sceptrese trouve à toutes les pages de l’Ecriture , boss.Ilist. 11 , 2 . Tous les termes de la prophétie sontclairs; il n’y a que le mot de sceptre que l’usage denotre langue nous pourrait faire prendre pour laseule royauté, id. tb. || On disait de même dans lexvii* siècle : l’année de 4694 , et ainsi de suite. Au-jourd’hui on supprime de préférence le de : l’année4 862. || 3° Construction de de entre un substantilou un adjectif pris substantivement et un autre sub-stantif, laquelle est analogue à celle de . In ville deParis , ei dans laquelle le nom construit a\ec tf«