960 DE
messieurs de leurs honteux délais, mol. Amph. m,s. J’adore le bon abbé de tout ce qu’il me mande lé-dessus, et de l’envie qu’il a de me voir recevoirune si chère et si aimable compagnie, sév. 4juin <676. En vain suis-je séparé du monde d’ha-bit, d’état, de demeure, de fonction et de conversa-tion, si mon esprit et mon cœur y sont attachés,sourd. Serm. <7* dim. aprh ta Pent. Domin. t. iv,p. 70. Déjà Troie en alarmes Redoute mon bûcheret frémit de vos larmes, rac. Iphig. v, 2. Au moinsconsolez-moi de quelque heure de paix, id. Théb .i, 3. Je ne sais point.... De mes sonnets flatteurslasser tout l’univers, Et vendre au plus offrant monencens et mes vers, boil. Sat. i. D’un soin officieuxj’irritais sa blessure, delàv. Vép. sicil . î, l. |j 17 “ Deentre un verbe et un adjectif. Il s’est laissé traiterde lâche, c’est-à-dire il s’est laissé appeler lâche.C’était s’exposer à être traité de séditieux par lesHérodiens , bourd. Serm. 22* dim. après la Pen-tec. Dom. t. iv, p. 3 < 7. || Même emploi avec un sub-stantif. On le traita publiquement d'homme sansfoi. La voix publique le qualifiait de traître, c’est-à-dire elle le disait traître. Se qualifier de prince.|| 18" De entre un verbe et un autre verbe quisert de complément au premier. On l’accusa d’avoirconspiré. Vous êtes chargé de lui écrire. Il dés-espérait de réussir. On lui conseille de partir. Choi-sis de leur donner ton sang ou de l’encens, corn.Poly. v, 2. Il lui échappa d’écrire : Qu’a de com-mun la censure de Rome avec celle de France ? pasc.ProiK 6. Il veut aller au delà et nous imposer de croirece qu’il a décidé seul, id. ib. <9. Les papes ontsouvent entrepris de traiter comme hérétiques ceuxqui appelleraient d’eux aux conciles, id. ib. AU I Sei-gneur, je n’ai pas eu ce dédain qui empêche de jeterles yeux sur les mortels trop rampants, boss. ifa-r ie-Thérèse. Cessez de vous laisser conduire au pre-mier vent, mol. l’Étour. i, 9 . Rougis plutôt, rougisd’envier au vulgaire Le stérile repos dont son cœurest jaloux, lamart. Médit, i, <4. |] Dans lexvn’siècle,rie était employé dans des cas où présentement onmet à. Il exhorta le poète de ne plus faire de versla nuit.... scarr. fîom. com. i, ch. 12. Une galèreturque où l’on nous avait invités d’entrer, mol. Sca-pin, m, 3, La crainte fait en moi l’office du zèle....et me réduit d’applaudir bien souvent à ce que monâme déteste, id. D.Juan, i, t. Ah! je vous appren-drai de me traiter ainsi, id. Àmph. m, 4. || 19“ Deentre deux verbes, avec un sens équivalent à : dece que, vu que, puisque, quand, comme si. Queveut-elle dire De ne venir pas? malh. vi, 7 . Jemérite la mort de mériter sa haine, corn. Cid,lu, <. X toute autorité je fermerais les yeux, Et jeferais beaucoup de respecter les dieux, rotr. Anlig.i, 4. Je croyais tout perdu de crier de la sorte, mol.Sgan. 3. Ah! voilà qui me plaît de parler de la sorte!ni. ib. 1 8. Est-ce pour rire ou si tous deux vous ex-travaguez de vouloir que je sois médecin? id. Méd.
m. lut, i, 6. Si je suis affligé, ce n’est pas pour desprunes, Et je le donnerais à bien d’autres qu’à moi,De se voir sans chagrin au point où je me voi, id.Sganar. <6. Quel sort ont nos yeux en partage, Etqu’est-ce qu’ils ont fait aux dieux, De ne jouir d’au-cun hommage? id. Psyché, i, 4. [11] s’imagina qu’ilferait bien De se pendre et finir lui-même sa misère,la font. Dabi, ix, ib. Puisque je vois que je vousferai plaisir de vous parler.... pelliss. Convers. de!.. XIV devant Lille , p. 45. Un bon prince est tou-jours assez loué d’être aimé, mass. Or. (un. Dauph.Vous vous trompez de regarder comme des inclina-tions inalliables avec la pieté ces penchants.... id.Car. Pécheresse. Je me croirais haï d’être aimé fai-blement, volt .7.aire, i, 2. || De entre un verbe prisimpersonnellement, et un infinitif. 11 est bon des’amuser. Il convient de travailler. || 20° De devantun infinitif et pris absolument, c’est-à-dire sans nomou verbe dont il soit le complément. On les appela;eux, de courir, c’est-à-dire, sous-entendu, ils com-mencèrent, ils se hâtèrent de courir. Grenouillesaussitôt de sauter dans les ondes, Grenouilles derentrer en leurs grottes profondes, la font, Fabl .
n, 4 4. Les médiocres gens Vinrent se mettre sur lesrangs; Elle, de se moquer, id. Fabl . vii, b. L’épouseindiscrète et peu fine Sort du lit quand le jour futa peine levé, Et de courir chez sa voisine, id. ib.vin, 6. Mais j’offre ce que j’ai; l’ours l’accepte; etd’aller; Les voilà bons amis avant que d’arriver, id.t b. vin, 40. Le monarque des dieux leur envoie unegrue, Oui les croque, qui les tue, Qui les gobe àson plaisir; Et grenouilles de se plaindre, Et Jupinde leur dire.... id. ib.in, 4. Ce portier du logis étaitun chien énorme, Expédiant les loups en forme;Gelui-ci s’en douta • serviteur au portier, Dit-il, et
DE
de courir; il était fort agile.... id. ib. ix, 40. Je visai sijuste que je lui fis tomber un bouquet dans le sein;et de rire, }. J. rouss. Conf. iv. || 21“De devant uninfinitif et pris absolument comme le précédent,mais servant, dans cette construction, soit de sujetcomplexe au verbe de la phrase, soit d’annonce dece qui va suivre. Mais de souffrir ma gloire en labouche des miens, C’est en ôter le prii au ciel dontje la tiens, rotr. Délis. i, 4. Car, de m’imagi-ner que vous me méprisiez , j’avoue franchementque je n’ai pas si mauvaise opinion de moi, balz.fit), i, lett. 4 2 . Car de m’imaginer que vous m’ayergardé quelque place.... j’ai trop bonne opinion devotre esprit pour m’en persuader cette bassesse,voit. Lett. 4. Je sais quel est leur prix; mais de lesaccepter, Je ne puis, et voudrais vous pouvoir écouter,la font. Filles de Minée. De dire si la compagniePrit goût à la plaisanterie, J’en doute, id. ib. vin,8. Or d’aller lui dire non, Sans quelque valable ex-cuse, Ce n’est pascommeon en use, id. Fab. vin,
4 3. Comme si d’occuper ou plus ou moins de placeNous rendait, disait-il, plus ou moins importants,id. tî>. vin, 4B. De raconter quel sort les avait as-semblés, Quoique sous divers points tous quatre ilsfussent nés, C’est un récit de longue haleine, id.ib. x, 26. Puisque d'observer sa loi, c’est la moindrede nos pensées, boss. Bonté et rigueur de Dieu .D’expliquer ce qui s’y passe, ce n’en est pas ici lelieu, in. Or. 7. Car de croire que votre conduiteleur soit inconnue, et qu’elle demeure secrète poureux, abus, chrétiens, bourd. Sur le scandale,4*' arent, p. 426. De les vouloir parcourir toutes,ce serait une matière infinie, id. 6“ dim. aprèsl’Épiph.Dominic. t.i, p. 279. Car de mépriser la règleet d’en ressentir Ponction , c’est ce qui ne fut jamaiset ce qui ne peut être, id. Exhort. sur l’observ. desrègles, t. i, p. 248. De vous en famé aimer, n’estque le dernier de vos soins, hamilt. Gramm. 6. Jel’ai vu quelque part: de savoir où, il est difficile,la biiuy. vii. De savoir quelles sont leurs limites, cen’est pas une chose facile, id. ib. De servir un amant,je n’en ai pas l’adresse, boil. Sat. i. Car de penseralors qu’un Dieu tourne le monde Et règle les ressortsde la machine ronde, C’est là, touthautdu moins,ce qu’il n’avouera pas, id. ib. Thalès répétait souventque de parler beaucoup n’était pas une marque d’es-prit, fén. Thalès. De la voir ne servirait qu’à aug-menter l’aversion, mass. Car. Pardon. Car de vousle dépeindre en général, vous ne vous reconnaîtriezpas, id. Car. Médis. Vous n’en demeurerez pas àêtresimple spectateur, vous y applaudirez; car de s’allermêler parmi les mondains pour être leur censeuréternel, les avis ne seraient pas là à leur place, id.Confér. Fuite du monde. Comme si de coopérer àl’ouvrage de la rédemption des hommes était uneœuvre mercenaire, id. ib. Zèle contre les scandales.Mais, direz-vous, de vouloir toujours reprendre,corriger, exhorter, ce serait se rendre odieux etimportun, id. ib. Cond. des clercs dans le monde.De préférer la raison à la félicité, c’est être très-insensé, volt. Bramin. De savoir si Constantin futcause de la ruine de l’Empire, c’est une recherchedigne de votre esprit, volt. Moeurs, 4U. De vousdireprécisément s’il y a plus de gens à lier dans un paysque dans un autre, c’est ceque mes faibles lumièresne me permettent pas, id. Cand. 23. Et que desupposer qu’un animal est composé de petits animauxest à peu près la même chose que de dire que....buff. Animaux, ch. 8 . De lui copier ce griffonnage,ce serait pour en mourir,p. l. cour. Lell.it, 4 8. LesCalabrais en veulent surtout aux Français ; de vousdire pourquoi, cela serait trop long, id. ib. i, 24 1 .|| Cette tournure est perpétuelle dans le xvn“ siècle,et on ne parle guère autrement; aujourd’hui onsupprime souvent, surtout quand l’infinitif est sujetcomplexe, ce de qui n’est ni sans utilité ni sansgrâce , et qui d’ailleurs peut être repris , quandon veut, d’après les meilleures et les plus sûres au-torités. || Celle tournure rend compte de phrasescomme celle-ci : Sa force était de céder à propos; ilfaut entendre que de céder est un sujet complexe, etconstruire : de céder à propos était sa force. Soncaractère particulier était de concilier les intérêts op-posés, et, en s’élevant au-dessus, de trouver le secretendroit et comme le nœud par où on peut les réu-nir, boss. Anne de Gons. Ses principaux soins sontde travailler pour lagrandeur de son maître, la font.Psyché, i, p. 4os. Richelieu , ce prélat de qui toutel’envie Est de voir ta grandeur aux Indes se borner,malh. n , 4 2. || 22“ C’est par une même analogie d’em-ploi et pour un certain besoin de l’oreille que l’on metde ou que de devant des verbes où ces mots sontexplétifs. C’est faire injure au maître d’une maison,
DE
d’y entrer par la fenêtre, fasc. Prot). e. Son pèr*Antonin lui avait appris qu’il valait mieux sauverun seul citoyen que de défaire mille ennemis, boss.llist. i, 4 0 . Que le ciel la préserve à jamais de dan-ger! Voyez quelle bonté de vouloir me venger 1 mol.Sganar. 4 7. Je m’en rapporte à vous-même et vousdemande si c’est une chose louable que de rire ; as-surément ce n’en est pas une, non plus que de boireet de manger, la font. Psyché, 1, p. 404 . C’estdéshonorer la religion, de croire que.... mass. Petitcar. Ecueils. Ce serait dégrader l’Evangile , de leregarder comme la religion du peuple, id. Petitcar. Bespect. Est-ce aimer Dieu que de croire faible-ment sa vérité? que d’entendre indifféremment saparole? fléch. Panég. i, p. 343. U aima mieuxabandonner le butin à son armée que de se l’appro-prier, vertot, Bévol. rom. i, p. 4 43. || 23“ De entrele verbe être ou tout autre verbe exprimant un état,et un substantif, construction où il indique que lachose dont il s’agit devient nôtre. La lecture estd’une grande fatigue pour mes yeux affaiblis. Noussommes de la maison. Il est de votre âge. J’ai tou-jours marché depuis par le plus beau temps, le plusbeau pays et le plus beau chemin du monde; vousme disiez qu’il était d’hiver quand vous y passâtes;il est devenu d’été, et d’un été le plus tempéré qu’onpuisse imaginer, sév. 348. Jésus-Christ leur avaitfait expressément entendre que son royaume noserait pas de ce monde, bourd. Instr. pour la2 * fête de Pâques , Exhort. t. u, p. 263. La prièreest pour vous d’un dégoût et d’un ennui que vousne pouvez supporter, mass. Car. Prière, l. Il sevit bientôt des plaisirs du roi, sans que l’enviedes courtisans en parût révoltée, hamilt. Gramm.B.Mon voyage dépeint Vous sera d’un plaisir ex-
trême, la font. Fabl . ix, 2 . 11 n’a pas été de cepassage, sév. 448. D’Hacqueville est de ce voyage,id. 286 . Je ne pouvais me persuader que cette lettrefût de Philoclès [eût été écrite par lui], fén. Tél.xiii. Hélas ! tout ce qu’elle aimait devait être de peude durée, boss. Anne de Gonz. || Le verbe peut êtresous-entendu. Henriette, d’un si grand cœur, estcontrainte de demander du secours; Anne, d’un sigrand cœur, ne peut en donner assez, boss. Heined’Anglet . || U est de.. . c’est le propre de, le carac-tère de. Il est de la fot, que ce que vous donnezaux pauvres, vous le donnez à Jésus-Christ , bour-dal. Nativ. de J. C. 2 'avent, p. 640. || Il est de....comme.... impersonnellement, avec un substantifou un pronom, signifiant qu’une chose se comporlocomme une autre. Il est de ceci comme d’unebeauté excellente et d’une autre qui a des grâces :celle-ci plaît, mais l’autre ravit, la font. Psyché,i, p. 402. || Qu'est-ce.... avec de ou que de. Qu’est-ce de ce langage-là? c’est-à-dire que faut-il penserde ce langage-là? 6 Dieu ! qu’est-ce que de nous?boss. Mort. 4. Hélas! si l’on n’aimait pas, que se-rait-ce de la vie? mol. Pourc. ni, 4 0 . || Familiè-rement. Ce que c’est que de nous! c’est-à-dire,voyez la misérable condition humaine. || Dans unephrase affirmative. Nous ne savons ce que c’est quede tromperie, ou de tromper. Au temps de Pa-pirius, on ne savait pour ainsi dire ce que c’étaitque de cavalerie, st-évrem. ii, 46. || Malherbe (iv,40) a dit d’une façon analogue, mais qui a vieilli :Ce ne m’est plus de nouveauté [cela ne me surprendplus] Qu’elle soit parfaite en beauté. || Si j’étais devous ou que de vous, si j’étais à votre place. Non,si j’étais de vous, je le planterais là, Régnier, Sat.xiii. Dans le fond rien n’est plus misérable; et sij’étais de vous.... imbert, Jaloux sans amour, iv, 4.
G. 24 “De placé entre un adverbe et un nom; ils’agit ici des adverbes loin, près, tant, trop, elc.qui apportent à l’esprit l’idée de choses et non,comme l’adverbe proprement dit, l’idée d’une qualitéabstraite. Loin de la patrie. Près du tombeau. Moinsd’argent. Tant de belles actions. Je suis confondu detant de bonté. Trop ou trop peu d’exercice nuit à lasanté. Et, bien loin des sergents, des clercs et du pa-lais, Va chercher un repos qu’il ne trouvajamais,BoiL.Sat. i. Pendant que tant de naissance, tant de biens,tant de grâces, qui l’accompagnaient, lui attiraientles regards de toute l’Europe, boss. Anne de Gonz.Combien de fois ainsi, trompé par l’existence, Demon sein pour jamais j’ai banni l'espérance! lamart.Médit. 1 8. || Voici, voilà avec de. Voilà de quel ton ila parlé. Qu’est oe donc [l’animal]? Une montre. Etnous? C’est autre chose. Voici de la façon que Des-caries l’expose, la font. Fabl . x, 4. Ah! voilà jus-tement de mes religieuses, Lorsqu’un père combatleurs flammes amoureuses, mol. Tart.iv, 3 . Voilà,ce me semble, de ces cas où il est doux d’avouerqu’on a tort, volt. Lett. Maupertuis, 4 " juillet